Thèse en cours

'Rencontres soudaines et marques pérennes' : etude des vécus de celles et ceux qui coexistent avec les animaux du Parc national de Bardiya (sud-ouest du Népal)

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Auteur / Autrice : Nolwen Vouiller
Direction : Marie Lecomte-TilouineVéronique Servais
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Anthropologie sociale et ethnologie
Date : Inscription en doctorat le 20/11/2020
Etablissement(s) : Paris, EHESS en cotutelle avec Université de Liège. Colloque (1967 ; Liège, Belgique)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire d'Anthropologie Sociale- Collège de France, Laboratoire - Laboratoire d'Anthropologie Sociale et Culturelle - ULiège

Mots clés

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Résumé

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La thèse de Nolwen Vouiller débutée en septembre 2020 se base sur une première étude anthropologique de trois mois menée au Népal en 2019, auprès d'une trentaine d'interlocuteurs d'ethnies, de castes et de provenances variées (Tharu, Brahmane, Chhetri, Intouchable, touristes, résidents étrangers) fréquentant la zone de Hattisar, à la lisière du Parc national de Bardiya. De par ses presque 1 000km2 de prairies herbeuses, de forêts et de rivières (le réseau de la Karnali), ce Parc abrite de précieuses espèces désormais protégées, mais toujours en danger, et qui peuvent se montrer dangereuses : rhinocéros à une corne, éléphant asiatique, léopard commun, tigre du Bengale, crocodile gharial et autres. À la lisière de cette forêt, dans un espace organisé appelé « Buffer zone », un ensemble de villageois (fermiers, guides, cornacs, enfants, militaires...) vivent en compagnie d'animaux dits domestiques (buffles, chèvres, cochons, poules, chiens, éléphants...). Malgré les dispositions prises par le gouvernement pour séparer la forêt et ses animaux des villageois (contrôles, barrières, sensibilisation...), les rencontres, parfois meurtrières, appelées Human-Wildlife Conflict (HWC), s'intensifient. Alors que la première recherche de Master s'est consacrée à un espace restreint nommé banbhoj sthal (aire de pique-nique forestier), notamment sur les enjeux d'une rivière qui le longe, la Khauraha (méandre de la Karnali), et a révélé une grande ambivalence de celle-ci (qui sépare et qui relie, dangereuse, mais vitale, etc.) et une « zone de contact » (Haraway, 2008) à la fois interculturelle, intergénérationnelle, multiespèces et rituelle, le terrain actuel de thèse s'effectue désormais dans la « buffer zone » autour du BNP de manière générale, aux lieux où les attaques sont les plus nombreuses. Cette thèse s'intéresse aux adaptations et représentations des humains qui vivent au plus près de ces animaux, la manière dont ils donnent du sens à ces rencontres, dont ils s'en remettent. Au niveau méthodologique, des entretiens ainsi que des observations directes des rencontres (dans les différentes forêts et dans les villages) s'effectuent, la prise de données est surtout de type « sensible » (captures sonores, photographiques, vidéographiques, dessins...) et un travail linguistique afin d'identifier clairement les termes utilisés en népali pour nommer les ressentis est mené.