Formes poétiques et politique dans l'œuvre de Nathalie Quintane
| Auteur / Autrice : | Quentin Cauchin |
| Direction : | Benoît Auclerc, Gilles Bonnet |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Lettres mention langue et littérature françaises |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/09/2020 Soutenance le 11/12/2025 |
| Etablissement(s) : | Lyon 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Lettres, langues, linguistique, arts (Lyon ; 2007-....) |
Mots clés
Résumé
Trente années se sont écoulées depuis les premières publications de Nathalie Quintane (les feuilles A3 de R.R, une revue qu’elle crée avec Christophe Tarkos et Stéphane Bérard à Marseille, commencent à paraître en 1993). Son œuvre se caractérise par sa plasticité : elle multiplie les formes, souvent entremêlées et opaques, les genres, passant du recueil d’aphorismes maladroitement poétiques au roman fantaisiste ou au théâtre radiophonique, les supports et les espaces de circulation. Un ancrage initial est posé du côté de la poésie, dans un espace restreint depuis lequel s’énonce le refus du lyrisme et s’ouvre un dialogue avec l’histoire de la modernité tardive. La lisibilité de sa trajectoire s’amoindrit toutefois au rythme des publications : des romans étranges, un livre de film, des enquêtes en tous genres, des essais paraissent. Ces dernières années, l’œuvre sert de poste d’observation pour appréhender le retour d’une interrogation politique en littérature. Le cachet de poète formaliste, qui lui était apposé à ses débuts, s’efface et accrédite l’idée d’une division dans l’œuvre entre un versant poétique et un versant politique. À rebours de cette partition, la thèse met en lumière la solidarité constamment maintenue entre des préoccupations poétiques et des inquiétudes politiques. L’articulation entre une quête d’invention formelle et d’engagement constitue le fil de cette étude.