Le traitement juridique de l'islam en France
| Auteur / Autrice : | Elias Clerteau |
| Direction : | Elsa Forey, Elina Lemaire |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit public |
| Date : | Inscription en doctorat le 30/09/2020 |
| Etablissement(s) : | Dijon, Université Bourgogne Europe |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Droit, Gestion, Economie et Politique |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de REcherches et d'études en Droit Et Science POlitique |
Mots clés
Résumé
Depuis le début des années 1990, l'islam n'a pas cessé d'être au centre des débats politiques mais aussi juridiques. En France, les relations entre les cultes et l'Etat sont régies par le principe constitutionnel de laïcité et par la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat. L'islam, dans ses relations avec l'Etat, a fait naître de nouvelles réflexions. On observe une oscillation entre d'un côté une institutionnalisation de l'islam, qui passe par une reconnaissance de ses autorités représentatives, et de l'autre côté un rejet en dehors de l'espace public des signes d'appartenance à cette religion, voire une pénalisation de ses manifestations. Ce phénomène interroge le positionnement des pouvoirs publics vis-à-vis de l'islam. Le rapprochement avec l'institutionnalisation du judaïsme au XIXè siècle et la comparaison avec les Etat qui pratiquent une politique de reconnaissance officielle des cultes nourrissent cette réflexion. Ils permettent en effet de mesurer précisément l'impact de la laïcité sur le traitement juridique de l'islam et de voir si le droit répond aux tentations gallicanes présentes dans le discours politique actuel. Ce travail s'inscrit donc dans une perspective théorique dépassant la simple observation du droit positif.