Thèse en cours

La notion de conscience écologique

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 18/12/2024. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Clarisse Pinchon
Direction : Jean-Luc Guichet
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Philosophie
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 18/12/2024
Etablissement(s) : Amiens
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale en Sciences humaines et sociales
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : CERCLL Centre d’Études des Relations et des Contacts Linguistiques et Littéraires
Jury : Président / Présidente : Catherine LARRèRE
Examinateurs / Examinatrices : Jean-Luc Guichet, Jean-Philippe Pierron, Layla RAïD, Joëlle Zask
Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-Philippe Pierron, Joëlle Zask

Mots clés

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Résumé

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L’objectif du présent travail de thèse est de définir la conscience écologique, expression très usitée de nos jours mais dont le concept correspondant reste encore largement en mal de détermination philosophique, au moyen d’un corpus varié réunissant philosophie classique, philosophie environnementale contemporaine et littérature extra-philosophique. Ce travail de définition s’accomplit en examinant ce que peut signifier l’expression de conscience écologique selon chacun des sens du terme conscience, polysémique en français, ces différents sens déterminant les étapes successivement suivies. On commence par définir la conscience écologique en prenant le mot « conscience » en son sens psychologique de présence à l’esprit. La conscience écologique désigne alors la connaissance accompagnée de conviction de notre situation écologique, de son origine anthropique et de ses conséquences pour l’humanité, ainsi que les répercussions sur la sensibilité, perceptive comme affective, d’une telle présence à l’esprit. On cerne ensuite les contours de la conscience écologique comme conscience de soi, c’est-à-dire quand cette conscience prend pour objet le moi. Il s’agit en ce sens de l’élucidation de l’essence intrinsèquement relationnelle du moi et de l’humanité, selon laquelle les relations de chacun et de l’humanité, y compris avec le non-humain, le définissent et font partie intégrante de son identité. À l’étape suivante, on définit la conscience écologique selon le sens moral du terme, essentiellement en mobilisant les définitions rousseauistes et kantiennes de la conscience morale pour éclairer la définition que livre Aldo Leopold de la conscience écologique dans l’Almanach d’un comté des sables. Cela nous permet de parvenir à une définition de la conscience morale écologique comme le concours entre une bonne connaissance des écosystèmes qui nous aide à savoir comment agir pour ne pas les détruire et un attachement d’ordre affectif à leur égard qui nous motive à agir effectivement dans le sens de leur sauvegarde. Cette définition récapitule tous les éléments donnés dans les parties précédentes, conférant un caractère unitaire au concept : en effet, la conscience morale écologique ainsi définie n’est au fond que l’usage moral de la conscience écologique en son sens psychologique. On s’intéresse pour finir aux modalités d’acquisition d’une conscience écologique ainsi définie, que l’on conçoit comme une conversion écologique que peut permettre l’éducation ou, à défaut, la réintroduction du non-humain et de la crise écologique à l’intérieur de la forteresse hors-sol dans laquelle l’humain s’est enfermé.