Thèse en cours

Vers une meilleure compréhension des mécanismes de rouissage en champ de tiges de chanvre Cannabis sativa L. dans le sud de la France : étude de la diversité des communautés bactériennes et fongiques en lien avec les caractéristiques intrinsèques des fibres.

FR  |  
EN

Accès à la thèse

Triangle exclamation pleinLa soutenance a eu lieu en 2023. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Eliane Bou orm
Direction : Anne BergeretLuc Malhautier
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Biotechnologie et Microbiologie
Date : Soutenance en 2023
Etablissement(s) : IMT Mines Alès
Ecole(s) doctorale(s) : Biodiversité, Agriculture, Alimentation, Environnement, Terre, Eau
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : PCH - Polymères, composites, hybrides
Equipe de recherche : PCH - Polymères, composites, hybrides
Jury : Président / Présidente : Johnny Beaugrand
Examinateurs / Examinatrices : Anne Bergeret, Eric Trably, Nathalie Leblanc, Pierre Ouagne, Luc Malhautier, Nicolas Sutton-charani, Laurie Casalot
Rapporteurs / Rapporteuses : Nathalie Leblanc, Pierre Ouagne

Résumé

FR  |  
EN

Le rouissage en champ des tiges de chanvre industriel « Cannabis Sativa L. » est une étape primordiale dans la chaîne de valeur textile ou biocomposites. Il s’agit d’un processus naturel pendant lequel les tiges fraîchement récoltées sont mises en contact avec le sol pendant quelques semaines. Elles sont colonisées par des microorganismes qui décomposent les « ciments pectiques » associant les fibres entre elles, facilitant leur extraction mécanique de la tige. Actuellement, le rouissage est réalisé de façon empirique par les agriculteurs, conduisant à des fibres qui ne possèdent pas, de manière homogène, les caractéristiques requises pour répondre aux exigences des industriels. De plus, en considérant le contexte économique et climatique, une extension de la zone de culture du chanvre à d'autres régions métropolitaines (sud de la France) se présente actuellement comme une alternative pour satisfaire la demande du marché des fibres naturelles et intégrer les changements climatiques dans la culture. Enfin, bien qu’étant les acteurs clés de ce processus, les communautés microbiennes restent mal connues. Par conséquent, la maîtrise du rouissage est cruciale. Cette thèse vise donc à améliorer la compréhension des mécanismes biologiques du rouissage en adoptant une approche à deux niveaux, par l’évaluation des changements morphologiques, physico-chimiques et biochimiques des tiges de chanvre d’une part, et la caractérisation des communautés bactérienne et fongique (diversité, structure et activité) d’autre part. La mise en relation de ces deux composantes a fait l’objet d’une attention particulière. La dégradation de la matière lignocellulosique a été mise en évidence. La caractérisation des communautés bactérienne et fongique a révélé une augmentation du niveau de diversité au début du rouissage et a permis d’identifier différents phyla bactériens et fongiques. La dynamique temporelle de ces communautés a mis en évidence des modifications des niveaux d’abondance de populations bactériennes (Bacteroidota vs. Proteobacteria) et fongiques (Ascomycota vs. Basidiomycota) simultanément à une dégradation séquentielle des composants de la paroi cellulaire végétale. Une première approche du contrôle de l’humidité a été testée et ouvre la voie à une réflexion plus poussée sur le contrôle de ce paramètre pendant le rouissage. Enfin, la recherche d’interactions multifactorielles intégrant à la fois des facteurs biotiques et abiotiques a révélé des corrélations qui pourraient se traduire, sur le terrain, par une meilleure maîtrise du rouissage.