Analyse statistique des champs de matière de la toile cosmique: modélisation et apprentissage profond.
| Auteur / Autrice : | Majd Shalak |
| Direction : | Jean-Michel Alimi |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Astronomie et astrophysique |
| Date : | Inscription en doctorat le Soutenance le 03/06/2024 |
| Etablissement(s) : | Université Paris sciences et lettres |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Astronomie et Astrophysique d'Ile de France |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire Univers et THéories |
| établissement opérateur d'inscription : Observatoire de Paris - PSL | |
| Jury : | Président / Présidente : David Valls-gabaud |
| Examinateurs / Examinatrices : Jean-Michel Alimi, Alain Blanchard, Hélène Courtois, Nabila Aghanim, Emmanuel Nezri | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Alain Blanchard, Hélène Courtois |
Mots clés
Résumé
La dynamique de la formation des structures cosmiques dépend du modèle cosmologique sous-jacent, en particulier aux petites échelles où la dynamique est non linéaire et où des statistiques non gaussiennes des fluctuations de densité apparaissent. Dans cette thèse, nous étudions les empreintes sur les propriétés statistiques selon le modèle cosmologique sous-jacent. Nous utilisons les données des simulations N-corps de la suite Quijote [Villaescusa-Navarro, 2020]. Nous nous sommes tout d'abord concentrés sur l'exploration de la distribution à un point des fluctuations de densité, et sa modélisation selon une nouvelle approche basée sur un comportement dit ''Pearsonien'', défini par une équation différentielle reliant la fonction de distribution à 1 point et sa dérivée, caractérisée par 4 paramètres liés aux 4 premiers moments statistiques des données à modéliser. En utilisant des tests quantitatifs, tels que la divergence de Kullback-Leibler, nous avons vérifié que cette approche offre une modélisation robuste qui est valable à toutes les échelles et toutes les époques et pour n'importe quel modèle cosmologique. En outre, le comportement Pearsonien peut également modéliser les fluctuations de densité du champ de matière cosmique dans chaque catégorie de la toile cosmique. Chacune des catégories de la toile cosmique est composée de régions ayant le même nombre de directions d'effondrement local, où les murs, les filaments et les noeuds sont des régions qui subissent un effondrement suivant respectivement une, deux et trois directions, tandis que les vides sont des régions où il n'y a aucun effondrement. Les paramètres de Pearson apparaissent ainsi comme un ensemble réduit qui concentre l'essentiel de l'information cosmologique incluse dans les statistiques des fluctuations de densité cosmique. Nous avons ensuite été capables de prédire, à partir des paramètres de Pearson, Ωm et σ8 du modèle cosmologique sous-jacent dans lequel a évolué le champ de matière cosmique et la toile cosmique s'est formée, avec des précisions compétitives à celles des prédictions de ces paramètres par apprentissage profond sur les mêmes données. Nous nous sommes ensuite concentrés sur l'exploitation de quantités statistiques telles que le spectre de puissance, la fonction de densité de probabilité et les paramètres de Pearson de divers champs de densité cosmique pour estimer les paramètres cosmologiques à l'aide des méthodes d'apprentissage profond. Nous avons utilisé des réseaux neuronaux profonds, où nous avons accordé une attention particulière à l'optimisation de leur architecture. Nous avons montré que la sensibilité des fluctuations de densité selon les paramètres cosmologiques varie en fonction des catégories de la toile cosmique. Nous avons montré également que le spectre de puissance donne les prédictions les plus précises parmi les quantités statistiques considérées. Enfin, nous avons montré que l'information cosmologique encapsulée dans les paramètres de Pearson suffit d'obtenir les paramètres cosmologiques avec des précisions proches de celles obtenues avec la PDF et compétitives avec celles du spectre de puissance.