Thèse en cours

Dépendance, aide informelle et informelle, bien-être des aidés.

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Auteur / Autrice : Thomas Maurice
Direction : Liliane BonnalPascal Favard
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Inscription en doctorat le 24/09/2020
Etablissement(s) : Poitiers
Ecole(s) doctorale(s) : Laboratoire d'économie de Poitiers (1996-....)

Résumé

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Cette thèse a premièrement pour but de de comprendre de manière approfondie les déterminants de la dépendance chez les personnes âgées de plus de 65 ans vivant seules et plus précisément de déterminer le profil des personnes âgées qui ont recours à des aides. Pour ce faire, ce travail de thèse s’appuie sur l’enquête SHARE, une enquête européenne, longitudinale et multidisciplinaire. Une fois cela détaillé, cette thèse met en lumière les relations qui existent entre les différents types d’aide. Les aides considérées sont les sui- vantes : formelle (l’aide est réalisée par un professionnel financé), informelle (l’aide est réalisée par un proche et n’est pas financée), domestique (l’aide est utilisée pour des ser- vices liés au domicile) et personnelle (l’aide est liée aux soins personnels non médicaux, comme la toilette). Les résultats obtenus mettent en évidence l’importance de l’état de santé physique (limitations dans les activités de la vie quotidienne : toilette, mobilité, etc.) sur les probabilités de recevoir de l’aide, formelle comme informelle, ainsi que sur le volume de cette aide. Plus la santé physique de la personne âgée est dégradée, plus elle aura recours à de l’aide. L’analyse révèle également l’influence de la perception que les individus ont de leurs propres limitations. Pour un niveau de limitation donné, ceux qui se voient plus diminués qu’ils ne le sont objectivement ont une probabilité de recevoir de l’aide plus élevée que ceux qui sont réalistes quant à leurs limitations, tandis que les per- sonnes plus optimistes en reçoivent moins. De plus, les résultats montrent une interaction négative et significative entre les aides formelle et informelle, qu’elles soient domestiques ou personnelles, concluant ainsi à une substituabilité claire entre ces formes d’aide. Cette substituabilité entre aides, bien qu’intuitive, n’avait jusqu’ici pas été aussi clairement dé- montrée. Finalement ce travail de thèse met en avant les liens entre la santé mentale et les aides chez les personnes âgées dépendantes. Notamment, ce travail permet d’avancer trois résultats. D’une part, l’aide informelle détériorerait la santé mentale. L’aide fournie par les proches aurait donc tendance à déprimer les aidés qui se sentiraient coupables de ne pas pouvoir se gérer seuls et d’être un poids pour leurs proches aidants. D’autre part, l’aide formelle améliorerait la santé mentale et enfin l’aide personnelle formelle n’aurait aucun impact sur la santé mentale. Le fait d’avoir des échanges avec des personnes ex- térieures, plutôt dans le cadre de travaux domestiques, amélioreraient le quotidien et la qualité de vie des personnes aidées. L’aide formelle, en particulier domestique aurait un double effet sur les aidés : elle leur rend un service et elle augmente leur bien-être.