Thèse soutenue

Effets des interactions et de leur portée sur la condensation de Bose-Einstein

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Auteur / Autrice : Victor Dansage
Direction : Vincent BalleneggerAngel Alastuey
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Physique
Date : Soutenance le 17/10/2024
Etablissement(s) : Bourgogne Franche-Comté
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Carnot-Pasteur
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut UTINAM (Univers, transport, interfaces, nanostructures, atmosphère et environnement, molécules) (Besançon) - Univers- Théorie- Interfaces- Nanostructures- Atmosphère et environnement- Molécules (UMR 6213) / UTINAM
établissement de préparation : Université de Franche-Comté (1971-2024)
Jury : Président / Présidente : Peter Holdsworth
Examinateurs / Examinatrices : Vincent Pouthier
Rapporteurs / Rapporteuses : Xavier Leyronas, Markus Holzmann

Résumé

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La condensation de Bose-Einstein, prédite il y a pratiquement un siècle, est induite par des effets de statistique quantique, en l’absence de toute interaction. Dans cette thèse, nous nous posons la question, a priori paradoxale dans le contexte général des transitions de phase, de l'effet des interactions et de leur portée sur le phénomène de condensation. L'étude est réalisée à partir des fonctions de Green en temps imaginaire et des formalismes des équations de la hiérarchie et du développement perturbatif en diagrammes de Feynman. Nous procédons à une résolution numérique des équations de Hartree-Fock dans la phase normale, dont les résultats montrent l'absence de condensation pour des portées suffisamment grandes et la résurgence d'une phase normale à haute densité dans le cas où il y aurait condensation. La question de l'existence et du nombre de points critiques en fonction de la portée de l'interaction est posée. La correspondance entre ces formalismes est ensuite développée pour étudier analytiquement une approximation au-delà de Hartree-Fock. Dans le cadre de cette approximation, nous justifions que la loi de décroissance des éléments non diagonaux de la matrice densité est modifiée par rapport au cas idéal et au champ moyen. Nous montrons également que la limite d'une interaction de portée nulle (en delta de Dirac) ne peut pas être prise et qu'une interaction de courte portée doit être mieux modélisée au-delà de Hartree-Fock.