Étude comparative de la biogenèse des rétrovirus humains HIV-1/HTLV-1 et des biofilms viraux par microscopies de super-résolution

par Coline Arone

Projet de thèse en Biologie Santé

Sous la direction de Delphine Muriaux et de Hélène Dutartre.

Thèses en préparation à Montpellier , dans le cadre de Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé , en partenariat avec IRIM - Institut de Recherche en Infectiologie de Montpellier (laboratoire) et de Domaines membranaires et assemblage viral (equipe de recherche) depuis le 01-10-2020 .


  • Résumé

    Il est bien établi que les rétrovirus T-lymphotropiques humains (HTLV) et les virus d'immunodéficience humaine (VIH) se transmettent d'une cellule hôte à l'autre par le biais de contacts cellulaires, les virions libres étant peu infectieux dans le cas d'HTLV. Bien qu'il était communément admis que les HTLVs diffèrent des autres rétrovirus par ce mode de transmission particulier, des études ont révélé que ce mode de transmission n'est pas exclusivement observé chez HTLV : d'autres rétrovirus, comme le VIH-1, peuvent également se propager par conduits cellulaires ou contacts physiques entre cellules, et cette méthode est nettement plus efficace que sous forme de particule libre. Jusqu'à présent, les chercheurs se sont concentrés sur la transmission cellule à cellule d'HTLV-1 et ont décrit deux processus mutuellement non-exclusifs : la synapse virologique et la formation de structures virales semblables à des biofilms est ce que nous allons étudier, en particulier par microscopies de super résolution, au cours de cette thèse. Les axes abordés seront: 1)Étudier la composition moléculaire (protéines, lipides, glycoprotéines) ainsi que les propriétés physiques du biofilm viral infectieux par microscopie de super-résolution en laboratoire confiné de type 3 (plateforme CEMIPAI) 2) Étudier la dynamique de la protéine virale Gag et des lipides dans le biofilm viral 3)Établir un lien entre les caractéristiques biophysiques du biofilm viral et l'infectivité des différentes lignées cellulaires chroniquement infectées par HTLV ou HIV-1 4)Utiliser cette approche pour comparer le mode de transmission cellule-cellule de HTLV avec celui d'HIV (en se basant sur les données de la littérature et l'expertise de l'équipe), un autre rétrovirus humain suspecté d'employer un mode de transmission similaire (en plus de la dissémination de particules libres infectieuses).

  • Titre traduit

    Comparative study of HIV-1 and HTLV-1 retroviruses biogenesis and viral biofilms using super-resolution microscopy


  • Résumé

    It is well established that Human T-lymphotropic retroviruses (HTLV) and Human Immunodeficience Viruses (HIV) disseminate within and between hosts through cell-contacts, the cell-free virions remaining poorly infectious for HTLV. While HTLVs have long been believed to differ from the other retroviruses by this particular mode of transmission, studies have revealed that HTLV is not unique: other retroviruses including human immunodeficiency virus (HIV) can also spread through cell contacts, and this method is dramatically more efficient than cell-free transmission. So far, researchers focused on HTLV-1 cell-to-cell transmission and described two mutually non-exclusive processes: the virological synapse and the formation of viral biofilm-like structures that we are going to study using super-resolution microscopy techniques during this PhD. The axes will be: 1) Studying the molecular composition (proteins, lipids, glycoproteins) as well as the physical properties of the infectious viral biofilm by super-resolution microscopy in confined type 3 laboratory (CEMIPAI platform) 2) Studying the dynamics of the viral protein Gag and lipids in the viral biofilm 3) Establishing a link between the biophysical characteristics of the viral biofilm and the infectivity of the various chronically infected cell lines 4) Using this approach to compare HTLV cell-cell transmission with that of HIV (based on data from the literature and the team's expertise), another human retrovirus suspected of employing a similar mode of transmission (in addition to the spread of infectious free particles).