Thèse en cours

La dynamique démographique des populations locales algéroises

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Auteur / Autrice : Saliha Ouadah
Direction : Nora Semmoud
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Géographie
Date : Inscription en doctorat le 19/11/2019
Etablissement(s) : Tours
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de la Société : Territoires, Économie et Droit (Centre-Val de Loire ; 2018-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Cités Territoires Environnement et Sociétés (Tours ; 2004-....)
Equipe de recherche : EMAM - Monde Arabe et Méditerranée

Résumé

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Cette thèse se propose d'analyser les phénomènes concourant à l'évolution et la dynamique démographique de la population algéroise et les forces qui sont à l'origine des mouvements migratoires des quartiers centraux vers la périphérie. Après avoir dressé un large tableau rétrospectif de l'évolution de la croissance démographique au fil des périodes, elle se fonde sur les données démographiques annuelles publiées par l'état civiles pour la question de la mortalité et fécondité ainsi les recensements de la populations par rapports aux migrations internes (1998-2008) pour l'ensemble des quartiers de l'agglomération algéroise dans le but d'approfondir la décomposition des facteurs démographiques déterminant les tendances de peuplement. L'essor démographique d'Alger est la résultante du nouveau modèle de développement de l'Algérie qui ignora, dans sa stratégie globale, une politique d'aménagement du territoire basée sur le maintien des populations rurales dans leurs régions. Le développement économique en plein essor a favorisé l'exode rural vers les villes, et notamment vers la capitale, fortement attractive en matière d'offres d'emploi. Durant les deux dernières décennies, presque la moitié des résidents ayant quitté les quartiers centraux d'Alger ont choisi de s'installer dans les communes limitrophes et, précisément, se sont fixés dans des agglomérations chefs-lieux de ces dernières, ou tout simplement dans des lieux-dits, quand ce n'est pas directement dans la zone rurale. Malgré la croissance démographique apparente, l'agglomération algéroise a suivi un itinéraire en décadence. Après avoir atteint des taux de croissance supérieurs au croît naturel durant les deux décennies 1954-1977, avec respectivement 6,37 et 3,34 % par an, Alger entame dans la phase suivante une baisse de croissance qui ne cesse de chuter, passant du double au simple, enregistrant ainsi 1,5 % par an durant la période intercensitaire 1998-2008. Cette chute de croissance semble se poursuivre jusqu'à nos jours. Alger a donc subi une croissance rapide et incontrôlée due à la croissance démographique naturelle et à l'exode rural, et qui est passé par deux processus différents, celui qui s'est déroulé après l'indépendance pour plusieurs raisons déjà citées et enfin, celui de la décennie noire (terrorisme). Alger attire les populations dans ses quartiers centraux populaires puis les « redistribue » à travers ses périphéries. Enfin, il ressort clairement de nos recherches que les quartiers centraux d'Alger sont devenus des lieux répulsifs après avoir été longtemps les quartiers les plus attractifs de l'agglomération algéroise pour des raisons économiques et politiques.