Thèse soutenue

Théorie du gros plan sonore. De ses origines sourdes à ses métamorphoses dans le cinéma moderne français

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Auteur / Autrice : Matthieu Couteau
Direction : Térésa Faucon
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Études cinématographiques et audiovisuelles
Date : Soutenance le 28/11/2025
Etablissement(s) : Paris 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Arts et médias (Paris ; 1997-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut de recherche sur le cinéma et l'audiovisuel (Paris)
Jury : Président / Présidente : Martine Beugnet
Examinateurs / Examinatrices : Térésa Faucon, Martine Beugnet, Robert Bonamy, Mathias Lavin, Antoine Gaudin
Rapporteurs / Rapporteuses : Robert Bonamy, Mathias Lavin
DOI : 10.70675/d4b7797ez04faz4a28zb7f4z181e9bf9f853

Résumé

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Pensée en esthétique, cette théorie entend travailler à définir un équivalent auditif à la plus petite des formes visuelles. Cette analogie, prise pour postulat, ambitionne de saisir les contours du gros plan sonore, d’en analyser les effets, puis d’observer ses manifestations plurielles – de ses origines sourdes dans le cinéma muet à ses métamorphoses parlantes et sonores. Pour ce faire, la présente recherche emprunte différentes méthodes d’exploration. Elle prend appui sur un corpus varié de théories, qui accréditent le parallèle image / son (les théoriciens du gros plan des années 1930 : Béla Balázs, Sergueï Eisenstein et Jean Epstein), qui mettent en crise une telle hypothèse (les théoriciens réalistes des années 1950 : Guido Aristarco, André Bazin et Siegfried Kracauer), ou qui l’évaluent depuis le sonore (les théories modernes des années 1970 : Robert Bresson, Christian Metz et Pierre Schaeffer). Elle tente, dans le même temps, de retracer les évolutions de cette forme à travers les mutations artistiques, culturelles et technologiques du cinéma, en observant ses frictions avec l’évolution des sociétés qui l’entourent. À cette fin, elle mène une enquête analytique approfondie à travers plusieurs films issus de différentes périodes et, plus spécifiquement, de la modernité française, autour des cinéastes de la Nouvelle Vague et leurs voisins (1945-1985) – moment où émergent plus nettement les possibilités multiples du gros plan sonore.