« Au but ta force mesure » : analyse des ambitions stratégiques de la Pologne dans l'isthme mer Baltique-mer Noire (1989-2022)
| Auteur / Autrice : | Léa Xailly |
| Direction : | Bruno Drweski |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Sciences politiques et relations internationales |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2019 |
| Etablissement(s) : | Paris, INALCO |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Langues, littératures et sociétés du monde (1997-... ; Paris) |
Mots clés
Résumé
Depuis son émancipation du bloc de l’Est en 1989, la Pologne cherche à s’affirmer comme une puissance régionale majeure dans l’isthme mer Baltique-mer Noire. Cette ambition contraste avec les représentations géopolitiques classiques, qui tendent à réduire cet espace à un théâtre de rivalités entre grandes puissances et à reléguer les États d’Europe centrale et orientale au rang d’objets des relations internationales. Cette thèse entend renverser cette perspective en analysant la Pologne comme le sujet de sa propre politique étrangère. Inscrite dans le champ des relations internationales, elle mobilise le réalisme néoclassique afin d’identifier les facteurs qui influencent les décideurs polonais dans la définition de la politique orientale, volet de sa politique étrangère consacré à son voisinage oriental, compris comme la Biélorussie, la Lituanie, l’Ukraine et la Russie. Divisée en trois parties, cette étude commence par explorer les ambitions stratégiques de la Pologne, avant d’évaluer les capacités réelles dont elle dispose pour les réaliser. L’analyse de l’adéquation entre ambitions déclarées et moyens effectifs permet enfin de mesurer les marges de manœuvre de la Pologne dans l’isthme mer Baltique-mer Noire, à travers trois scénarios prospectifs classés du plus favorable au plus contraint. Malgré sa montée en puissance, la Pologne ne dispose pas encore des moyens nécessaires pour s’imposer comme une puissance régionale ou pour que ce statut lui soit volontairement reconnu. En effet, les tensions entre les pays de la région fragmentent l’isthme mer Baltique-mer Noire, excluant toute possibilité d’unification sous son leadership à moyen terme.