Etude du recours aux méthodes de contraception de longue durée et réversibles (LARC) à partir des données françaises de l'assurance maladie

par Juliette Congy

Projet de thèse en Santé publique - épidémiologie

Sous la direction de Elise La rochebrochard (de).

Thèses en préparation à université Paris-Saclay , dans le cadre de École doctorale Santé Publique , en partenariat avec Santé et Droits Sexuels et Reproductifs (laboratoire) et de Faculté de médecine (référent) depuis le 30-09-2019 .


  • Résumé

    A l'aide des données de l'assurance maladie accessibles via le Système National des Données de Santé (SNDS), l'objectif est d'explorer le recours aux contraceptifs de longue durée (LARC) et les facteurs individuels et contextuels associés à ce recours. Nous faisons l'hypothèse de travail que les scandales autour des contraceptifs hormonaux pourraient avoir conduit d'une logique par type de contraceptif vers une logique nouvelle marquée par l'opposition aux contraceptifs hormonaux qui, au-delà de la pilule, s'étendrait également aux LARC hormonaux. Cette hypothèse de travail sera testée à travers trois axes de recherche. Le premier axe de recherche visera à explorer l'évolution du recours aux LARC dans le temps depuis 2006. Les évolutions temporelles seront mises en regard des dates des différents « scandales médiatiques » (la « crise des pilules » - 2012-2013, l'article de LCI titré « une bombe dans l'utérus » concernant le DIU hormonal – juin 2017, sortie du livre « J'arrête la pilule » - septembre 2017). Le deuxième axe d'étude concernera les caractéristiques individuelles des femmes utilisant les LARC. Nous nous intéresserons aux profils de femmes qui utilisent chacun des contraceptifs longue durée : leurs caractéristiques sociodémographiques mais aussi leur niveau d'adhérence au système de soins et leur biographie reproductive. Le troisième axe d'étude concernera les caractéristiques du contexte géographique. L'étude s'appuiera en particulier sur les indicateurs d'accessibilité potentielle localisée (APL) portant sur les généralistes, les gynécologues, les sages-femmes et les pharmaciens.

  • Titre traduit

    Analysis of Long-acting reversible contraceptives (LARC) use based on French health insurance databases


  • Résumé

    ------------------------------------------------------------------------- Using health insurance databases accessible through the National Health Data System (SNDS), the objective is to explore the use of Long-acting reversible contraceptives (LARC) and the individual and contextual factors associated with this use. We make the working hypothesis that the scandals surrounding hormonal contraceptives could have led from a logic by type of contraceptive to a new logic marked by opposition to hormonal contraceptives which, beyond the pill, would also extend to hormonal LARCs. This working hypothesis will be tested through three research axes. The first research axis will aim to explore the evolution of LARC use over time since 2006. Time trends will be compared with the dates of the various 'media scandals' (the 'pill crisis' - 2012-2013, LCI's article entitled 'a bomb in the womb' concerning the hormonal IUD - June 2017, publication of the book 'I stop the pill' - September 2017). The second area of study will focus on the individual characteristics of women using LARCs. We will focus on the profiles of women who use each of the long-term contraceptives: their socio-demographic characteristics, but also their level of adherence to the health care system and their reproductive biography. The third area of study will focus on the characteristics of the geographical context. The study will be based in particular on indicators of localized potential accessibility (APL) for general practitioners, gynaecologists, midwives and pharmacists.