Eucharistie & métaphysique chez Thomas d'Aquin. Origines, doctrine et critiques aux XIIIe et XIVe siècles.
| Auteur / Autrice : | Rémy Burckel |
| Direction : | Jean-Luc PÉrilliÉ |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Philosophie |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/07/2019 |
| Etablissement(s) : | Université de Montpellier Paul-Valéry |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale 58, Langues, Littératures, Cultures, Civilisations |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : CRISES - Centre de Recherches Interdisciplinaires en Sciences Humaines et Sociales |
Mots clés
Résumé
Ce travail a pour objectif de démontrer comment la recherche d'une intelligence du dogme chrétien le fameux « fides quaerens intellectum » de saint Anselme (Proslogion, prooemium) a pu être le moteur constant d'une réflexion métaphysique capitale chez les médiévaux interrogeant les rapports délicats entre la raison et la foi, la philosophie et la religion chrétienne. Nous choisissons de le montrer à travers l'exemple représentatif du sacrement de l'eucharistie et l'explication qu'en propose Thomas d'Aquin. Cette thèse se veut une étude d'histoire de la philosophie médiévale questionnant les grands axes de la métaphysique thomasienne (comme la doctrine de l'analogie de l'être, la composition réelle de l'être (esse) et de l'essence au sein de l'étant (ens), son apport concernant la question ontologique de l'accident ou encore la thèse de Dieu appréhendé comme acte pur d'exister, etc.) à la lumière de sa tentative d'explication du miracle eucharistique compris comme transsubstantiation. Cette recherche effectuée, nous pourrons alors tirer les conséquences épistémologiques du rapport entre la raison et la foi chez ce théologien médiéval et ainsi mieux appréhender les violentes oppositions qu'a pu subir cette analyse thomiste de la transsubstantiation eucharistique au sein des principaux courants de la scolastique latine (des aristotéliciens radicaux jusqu'à l'école nominaliste du XIVème siècle en passant par les dominicains non-thomistes comme Thierry de Freiberg mais aussi chez Henry de Gand, Godefroid de Fontaines ou Duns Scot).