L'administration élyséenne : un objet de droit ?
| Auteur / Autrice : | Eva Darnay |
| Direction : | Elsa Forey |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit public |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2019 |
| Etablissement(s) : | Dijon, Université Bourgogne Europe |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Droit, Gestion, Economie et Politique (Dijon ; Besançon ; 2017-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de REcherches et d'études en Droit Et Science POlitique |
Résumé
En droit constitutionnel, les études sur le président de la République sont nombreuses et s'inscrivent dans une réflexion sur les institutions de la V ème République. Il y est appréhendé comme une autorité politique. Entourée de ses services et de ses collaborateurs, la présidence de la République est également une autorité administrative. D'ailleurs, de l'avis d'une majorité de la doctrine, le fonctionnement de l'État fait désormais de l'Élysée une administration. Celle-ci a fait l'objet de nombreuses études en science politique essentiellement, la doctrine juridique s'intéressant davantage au droit parlementaire. Pourtant, la judiciarisation grandissante de la vie politique a suscité l'intérêt nouveau des juristes pour les cabinets de l'exécutif et particulièrement pour l'organisation et le fonctionnement de la présidence de la République. Il existe désormais une exigence de transparence de la vie politique qui a permis de rendre visibles certaines zones d'ombre entourant cette institution. Si les contrôles opérés par le Parlement et les juridictions participent à la réalisation de cet objectif de transparence, ils semblent limités par certaines exigences constitutionnelles. En effet, cette question du contrôle de la présidence de la République cristallise l'opposition entre d'une part l'objectif de transparence de la vie politique - élément essentiel d'un régime démocratique - et d'autre part, la protection de principes constitutionnelles tels que ceux l'irresponsabilité politique du président de la République ou encore la séparation des pouvoirs. Ce projet aura donc pour objectif de placer l'administration de la présidence au centre d'une étude juridique globale mêlant différentes branches du droit public (droit administratif, science administrative, droit des finances publiques, droit de la fonction publique, droit constitutionnel, théorie constitutionnelle) afin de voir si elle est devenue un objet de droit à part entière ou si elle reste essentiellement un objet politique.