Étudier la socialisation à l'informatique : enquête sur l'apprentissage des pratiques informatiques amateurs
Auteur / Autrice : | Antoine Larribeau |
Direction : | Gilles Brougère |
Type : | Projet de thèse |
Discipline(s) : | DOCTORAT en SOCIOLOGIE et SCIENCES DE L'EDUCATION |
Date : | Inscription en doctorat le 08/09/2019 |
Etablissement(s) : | Paris 13 |
Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Érasme (Villetaneuse, Seine-Saint-Denis) |
Résumé
Ce projet de thèse porte sur la socialisation (Darmon, 2007) à l'informatique, et s'intéresse plus particulièrement aux conditions d'apprentissage et de développement de dispositions (Lahire, 2013) pour les pratiques informatiques. Alors même que les usages de l'informatique sont omniprésents aujourd'hui, et que le discours général tend à considérer les générations actuelles comme habiles en la matière car natives du numériques, quelques enquêtes générales pointent l'inégalité de fait (de genre et de classe) de la maîtrise de ces outils (Collet, 2006 ; Fluckiger, 2007 ; Mercklé et Octobre, 2012). L'accent est porté sur les apprentissages en autoformation de l'informatique. Il s'agit alors d'éclairer les pratiques, discours et représentations sur l'autodidactie au travers des loisirs informatiques, pratiques amateurs techniques et apprentissages ''buissoniers'' (Bezille, 2007 ; Barrere, 2011). L'objectif est de parvenir à examiner -de la formation d'une ''passion ordinaire'' (Donnat, 2009) aux premières étapes de professionnalisation- les possibilités de rentabiliser ce ''bagage'' autodidacte pour acquérir une position sociale. En prenant l'activité du codage comme fil rouge et pratique culturelle ''ordinaire'', l'objectif est d'apporter un regard complémentaire sur la dimension scientifique et technique du capital culturel. La thèse propose donc, au travers d'une enquête originale, articulant méthodes qualitatives et quantitatives, d'apporter un éclairage inédit sur ces questions.