La dignité humaine en droit français : Contribution à la définition d'un concept ambivalent
| Auteur / Autrice : | Marina Kaldy |
| Direction : | Jean-Jacques Pardini |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences juridiques |
| Date : | Soutenance le 30/04/2025 |
| Etablissement(s) : | Toulon |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sociétés méditerranéennes et sciences humaines (Toulon ; 2008-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Droits international, comparé et européen |
| Jury : | Président / Présidente : Bertrand Mathieu |
| Examinateurs / Examinatrices : Charlotte Girard | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Marthe Fatin-Rouge Stefanini, Xavier Bioy | |
| DOI : | 10.70675/66250bc6ze019z435cz8da6z5393371832c3 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Les conceptions objective et subjective de la dignité humaine peuvent s’opposer tant dans la détermination de ses titulaires et bénéficiaires, que dans la réglementation de certaines pratiques. La conception objective repose sur l’idée que l’État est le mieux placé pour protéger la dignité des individus, tandis que la conception subjective, fondée sur l’autonomie individuelle, assimile la liberté à l’expression de la dignité et fait de l’individu l’unique responsable de sa protection. Cette ambivalence suscite des confusions et donne lieu à des tensions normatives parfois vives, qui transparaissent dans la jurisprudence et ont été constatées par la doctrine. Cependant, l’articulation des deux conceptions sous l’angle de leur complémentarité n’a pas été envisagée. Cette étude vise à contribuer à la définition de la dignité humaine en explorant son caractère ambivalent, qui préexiste au phénomène de juridicisation et a pu limiter son appréhension par la sphère juridique.