Thèse soutenue

Robert Henri : un Romantique américain à Paris

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Auteur / Autrice : Linda-Yining Zuo
Direction : Alain Bonnet
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire de l'art
Date : Soutenance le 30/06/2025
Etablissement(s) : Dijon, Université Bourgogne Europe
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sociétés, Espaces, Pratiques, Temps (Dijon ; Besançon ; 2017-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire Interdisciplinaire de Recherches « Sociétés, Sensibilités, Soin » (Dijon)
Jury : Président / Présidente : Laurent Baridon
Examinateurs / Examinatrices : Alain Bonnet, François-René Martin, Alain Chenevez, Sarah Gould
Rapporteurs / Rapporteuses : Laurent Baridon, François-René Martin
DOI : 10.70675/86a9307fz1f23z449cz8d4dzb35692ee6710

Résumé

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Depuis sa mort, Robert Henri (1865 – 1929) est érigé en icône de l’art américain ; selon les sources, il est « Abraham Lincoln » de l’art américain, l’enseignant qui éveilla toute une génération ou simplement l’homme américain par excellence.Nous constatons néanmoins une disproportion frappante entre sa réputation glorieuse et la relative méconnaissance de ses œuvres ; parmi les quelques ouvrages qui lui sont consacrés, il est toujours plus question de Henri l’homme plutôt que Henri l’artiste et nous peinons à trouver quelconque analyse approfondie de son style ou ses œuvres (à l’exception notable d’une thèse de Valerie Ann Leeds qui date de 25 ans et qui traite une période tardive de sa vie que nous estimons moins intéressante).La marginalité de Robert Henri dans l’histoire de l’art comme dans la pensée commune s’explique par son syncrétisme singulier : les chercheurs lui attribuent l’étiquette de réaliste, impressionniste, symboliste, moderniste , et éventuellement conservateur. La thèse que nous sommes en train de terminer n’est pas une biographie ni une analyse historiographique, mais plutôt une autopsie de sa relation complexe et parfois toxique avec la France.Ce sujet nécessite donc une organisation globalement chronologique, dont le cœur sera évidemment le temps qu’il passa à Paris, essayant d’abord d’entrer dans le système, puis faisant semblant de vouloir s’exclure.La première partie traite de sa jeunesse aux États-Unis et les mythes autour de Paris qui préparent le terrain pour sa déception inévitable ; la deuxième recueille la suite cohérente de son séjour à Paris de 1888 à 1891 (et quelques passages brefs dans la décennie suivante) où il fut exposé à toute la philosophie foisonnante de fin-de-siècle Paris et nous examinons comment ces théories influencent son style – et, remarque, à quel point il fut susceptible aux influences. La troisième et dernière partie le suit à son retour au pays et reconnaît que toutes les saisons postérieures à Paris et cela jusqu’à sa mort, forment une seule et unique période durant laquelle se manifesta clairement la vraie idéologie de Henri : le romantisme qui informa en grande partie ses choix esthétiques et la décision consciente d’échouer.