Arbitrage et ordre juridique : l’éclipse des métanormes
| Auteur / Autrice : | Yacouba-Sylla Koïta |
| Direction : | Guillaume Payan, Makane Moïse Mbengue |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences juridiques |
| Date : | Soutenance le 24/11/2025 |
| Etablissement(s) : | Toulon en cotutelle avec Université de Genève (Genève, Suisse) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sociétés méditerranéennes et sciences humaines (Toulon ; 2008-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Centre de droit et de politique comparés Jean-Claude Escarras (Toulon ; 1985-....) |
| Laboratoire : Droits international, comparé et européen | |
| Jury : | Président / Présidente : Kamalia Mehtiyeva |
| Examinateurs / Examinatrices : Thomas Schultz | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Valérie Lasserre, Jean-Baptiste Racine | |
| DOI : | 10.70675/985fb054ze75bz4098z8e77z3f3f37746463 |
Mots clés
Résumé
Dans l’étude des rapports complexes existant entre l’arbitrage et le droit, un concept clé est éludé : la métanorme. Ce n’est pas le moindre des paradoxes si l’on réalise que les métanormes incarnent la dimension processuelle de l’ordre juridique, singulièrement en matière de règlement des différends. La présente thèse relève ainsi, dans un premier temps, les limites de l’approche classique. Elle tente, ce faisant, de démontrer, contre diverses théories, que l’arbitrage, en dépit de son évolution, n’est pas devenu un ordre juridique et qu’il demeure une « institution d’application du droit » rattachée, d’après des critères qui sont mis en lumière, aux ordres juridiques nationaux, transnationaux et international. Restaurées et redéfinies, les métanormes inspirent, dans un second temps, une nouvelle approche. Dans l’ordre juridique pris isolément, il devient possible de concevoir un for arbitral (non national) et de saisir pleinement la variété des fonctions juridictionnelles de l’arbitre, lesquelles incluent la fonction de régulation, systématisée au passage. Dans les rapports entre ordres juridiques, les lois nationales sur l’arbitrage et leur système de reconnaissance et d’exécution forcée des sentences peuvent être logiquement présentés, non plus comme signes de dépendance de l’arbitrage à l’égard des ordres juridiques internes, mais plutôt comme instruments de coordination entre ceux-ci et les ordres juridiques de rattachement de l’arbitrage international.