Thèse en cours

Pour un design implémentable

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 05/01/2022. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Christophe Guerin
Direction : Emmanuel Mahé
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : SACRe, design
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 05/01/2022
Etablissement(s) : Université Paris sciences et lettres
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Lettres, Arts, Sciences humaines et sociales (Paris ; 2010-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Équipe d'accueil SACRe - Sciences, arts, création, recherche (Paris)
établissement opérateur d'inscription : École nationale supérieure des arts décoratifs (Paris)
Jury : Président / Présidente : Stéphane Vial
Examinateurs / Examinatrices : Emmanuel Mahé, Stéphanie Monjon, Stéphanie Monjon
Rapporteurs / Rapporteuses : Stéphanie Monjon

Résumé

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Problématique Dans un contexte d’urgence climatique, nous confrontant aux limites d’un monde fini, et nous questionnant sur l’orientation de nos systèmes de production, comment la pratique d’un « design implémentable » peut-elle intéresser des acteurs et actants à « faire faire » et « faire être » des agents « Terrestre », participant à un changement de cap, un « atterrissage » ? Résumé La question d’un design implémentable émerge de notre recherche comme résultat d’une pratique de design que nous ne voulions pas uniquement implantable, mais s’intégrant dans les conditions d’un monde fini. En effet, l’implémentation n’est ni une implantation ni une installation, il ne s’agit pas d’ajouter, « fonction par fonction » (Gilbert Simondon), mais de conjoindre, ou d’hybrider positivement des synergies. En implémentant, nous modifions le système initial. Il est donc selon nous nécessaire que cette modification engendre une implémentation durable et donc réciproquement une viabilité du système dans le temps. Pour cela, cette modification doit être en accord avec les conditions de faisabilité du système, qui ne sont pas uniquement économiques, mais matériellement faisables dans les conditions d’un monde fini. Il ne s’agit donc pas de produire, mais selon Bruno Latour, d’innover en profitant de ces limites. Les modèles d’économie circulaire, de la fonctionnalité, de conception dite « positive » (McDonough et Braungart) et « dotée d’intention » (McDonough et Braungart), ainsi que les principes du design écologique (Victor Papanek), ont déjà été élaborés. Pour autant, même si de nombreux outils et méthodes existent, ils ne s’implémentent que faiblement dans le système de production actuel. Quelle est cette impossibilité d’action, qui nous empêche de le faire évoluer ? Dans le cadre d’une recherche-création, par la pratique du design, nous proposons de lutter contre l’inertie d’un système de production, et de son agent « hors-sol »(Latour), pour nous intéresser à l’agent « Terrestre » (acteurs, actants, animés, agissants), permettant possiblement de faire émerger de nouveaux modèles et d’instaurer de nouvelles inerties, pour « atterrir » (Latour). Le design peut être vu comme un agent mineur face à cette problématique mondiale et la complexité de notre système de production. Dans bien des cas, il est utilisé comme un outil permettant de maintenir le système en place, produisant toujours plus de nouveautés, et alimentant un système de communication en boucle de rétroaction rapide (à cycle court). Notre recherche par la pratique du design consiste donc avec humilité à chercher d’autres voies, afin de montrer que le design n’est pas simplement un outil qui maintient le système, mais qu’il peut faire émerger des boucles de rétroaction à cycle long, proposant de nouvelles orientations à ce dit système, pour une perduration et une prospération.