Thèse en cours

Les théories popperienne et kuhnienne des révolutions scientifiques. Relativisme, Totalitarisme ou ouverture scientifique?

FR  |  
EN
AttentionLa soutenance a eu lieu le 15/02/2022. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Juste Jocelin Ngaibona mamingai
Direction : Jean-Pascal Alcantara
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Philosophie
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 15/02/2022
Etablissement(s) : Bourgogne Franche-Comté en cotutelle avec Université de Bangui
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sociétés, Espaces, Pratiques, Temps (Dijon ; Besançon ; 2017-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire Interdisciplinaire de Recherches
établissement de préparation : Université de Bourgogne (1970-....)
Jury : Président / Présidente : Jacques Chatue
Examinateurs / Examinatrices : Jean-Pascal Alcantara, Arnaud Richard, Clément Anicet Guiyama-massogo, Jean pierre YMELé
Rapporteurs / Rapporteuses : Arnaud Richard, Jean pierre YMELé

Résumé

FR  |  
EN

Cette thèse intitulée les « théories poppérienne et kuhnienne des révolutions scientifiques : relativisme totalitarisme ou ouverture scientifique ? » est une analyse épistémologique de ces théories afin d’évaluer si elles présentent un caractère relativiste ou totalitaire ou bien si elles prônent l’ouverture scientifique. Le point de départ de cette thèse est l’analyse de la crise qui a prévalu dans l’épistémologie contemporaine au XXe siècle, une épistémologie fondée sur la définition du critère de scientificité afin d’aboutir à une conception scientifique du monde, c’est-à-dire à une vision unifiée de la science. C’est ce qui caractérise l’épistémologie contemporaine avant la révolution kuhnienne. Cette épistémologie dominée par le débat sur la définition de deux méthodes scientifiques, à savoir la méthode inductive qui a pour représentant Carnap avec un critère de démarcation qui est le vérificationnisme et la méthode déductive qui a pour représentant Popper avec un critère de démarcation qui est la réfutation. Cette logique de l’épistémologie a connu un renversement, une rupture avec Kuhn à travers sa théorie de la révolution scientifique dévoilée dans son ouvrage la structure des révolutions scientifiques publiée en 1962. Kuhn à travers sa théorie a apporté la rupture dans l’épistémologie qui l’a précédé. Cette thèse analyse aussi le concept de révolution qui signifie un changement, une rupture. Cette rupture engagée par Kuhn, a mené la communauté scientifique sur la voie de la révolution. A partir de Kuhn, On a tendance à lire l’évolution des sciences d’une manière discontinue. Enfin, cette étude a permis de dégager les enjeux épistémologiques de ces théories. Nous avons pu démontrer que les théories poppérienne et kuhnienne présentent des avantages et des limites dans le monde du savoir. Toutefois elles ne sont pas totalitaires, elles sont relativistes et peuvent conduire à l’ouverture scientifique.