Thèse en cours

Création de valeur sociale, parties prenantes et répartition dans l’économie des plateformes : trois études de cas dans le secteur des transports

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Auteur / Autrice : Mathilde Abel
Direction : Patrick Dieuaide
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Economie et sociétés
Date : Inscription en doctorat le 20/09/2017
Etablissement(s) : Paris 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Mondes Anglophone, Germanophone, Iranien, Indien et Etudes Européennes (Paris)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Équipe de recherche Intégration dans l'espace européen (Paris)

Résumé

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Cette thèse s’inscrit dans l’étude de l’évolution des formes d’organisations issues du développement de grandes plateformes numériques. En proposant des services d’intermédiation entre des parties prenantes, ces « nouveaux intermédiaires du numérique » favorisent l’émergence de modes de relations. Ceux-ci interrogent la traditionnelle opposition entre marché et hiérarchie, mais aussi, la distinction entre employé et travailleur indépendant fondé sur la définition du lien de subordination. La thèse porte sur le « pouvoir de marché » des plateformes numériques que nous abordons avec l’aide des outils d’analyse de l’approche conventionnaliste de la coordination. La thèse est construite autour de deux contributions principales : nous proposons d’abord, sur le plan théorique, d’analyser le pouvoir de marché de ces firmes en analysant les éléments d’une économie politique des plateformes numériques, ensuite, sur le plan méthodologique, nous élaborons une démarche d’enquête pour évaluer la participation des différentes catégories parties prenantes au processus de création de valeur. L’enquête est fondée sur une méthode mixte (collecte et analyse de données qualitatives et quantitatives) et trois études de cas dans le secteur des transports, qui sont trois organisations dont l’activité se décline sur trois échelons territoriaux distincts. Dans un premier temps nous réalisons des entretiens semi-directifs avec des salariés de ces trois organisations pour appréhender la division du travail agencée par les intermédiaires. Dans un second temps, nous utilisons des méthodes de traitement automatique des langues (TAL) pour traiter un corpus de textes produits par les usagers de ces plateformes. Cela nous permettra, d’une part, de construire un indicateur de l’agentivité des usagers vis-à-vis de la transaction (à partir d’approches de deep learning) et, d’autre part, d’analyser cet agentivité dans les différents objets de la transaction (à partir d’approches topic model). Cette méthode permet d’envisager une nouvelle « zone grise » d’emploi liée à une reformulation des modes de subordination.