Thèse en cours

Les fondements affectifs de l'ipséité. Une lecture de la question du sujet chez Husserl

FR  |  
EN
AttentionLa soutenance a eu lieu le 03/07/2026. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Amalia Trepca
Direction : Inga Romer, Alexander Schnell
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Philosophie
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 03/07/2026
Etablissement(s) : Université Grenoble Alpes en cotutelle avec Université de Wuppertal
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de philosophie (Lyon ; Grenoble ; 2007-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : IPhiG - Institut de Philosophie de Grenoble
Jury : Président / Présidente : Laurent Perreau
Examinateurs / Examinatrices : Inga Romer, Alexander Schnell, Michela Summa, Julien Farges
Rapporteurs / Rapporteuses : Michela Summa, Laurent Perreau

Mots clés

FR  |  
EN

Résumé

FR  |  
EN

Notre thèse porte sur la question husserlienne de la subjectivité, qu’elle interroge principalement de point de vue des phénomènes passifs et plus spécifiquement à partir de la notion d’affectivité. Bien que celle-ci n’ait pas été prioritairement associée à la pensée husserlienne, la publication des analyses de la question de la valeur a révélé l’attention que Husserl a portée aux sentiments comme aux sentiments sensibles. Notre recherche poursuit trois objectifs étroitement liés. Le premier est de cerner la manifestation d’une forme d’ipséité ou de soi au niveau de ces sentiments sensibles passifs. Deuxièmement, nous avons cherché à défendre l’idée que non seulement il est possible de rendre compte phénoménologiquement d’un soi passif, mais que sa passivité constitue une forme d’opérativité exerçant une valorisation passive et infusant la synthèse passive avec une certaine forme de significativité subjective. Nous avons soutenu que ce fonctionnement subjectif passif est le plus souvent thématisé par Husserl, quoique de manière quelque peu marginale, à travers la notion d’intérêt et qu’il est étroitement lié à la dimension personnelle du soi. Troisièmement, ce questionnement nous a ramenés à ce que nous voyons comme étant une des motivations implicites de Husserl dans l’analyse de ces phénomènes, à savoir la question épistémologique qui vise à déterminer dans quelle mesure la synthèse passive peut être comprise comme un processus transcendentalement asubjectif. Notre troisième objectif était ainsi de montrer que, tout en conservant un caractère hautement dynamique et contingent, ainsi qu’un caractère proto-objectif ou noématique, la synthèse passive est également traversée et déterminée de manière fondamentale par des sentiments et désirs primaires, tout aussi dynamiques, qui constituent le noyau intime de notre vie subjective et individuelle et viennent ainsi s’inscrire de manière fondamentale dans notre rapport au monde.