Thèse en cours

Polyédres auto-duaux fortement involutifs.

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 28/10/2020. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Eric Perez contreras
Direction : Jorge Luis Ramírez AlfonsínLuis Montejano peimbert
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Mathématiques et Modélisation
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 28/10/2020
Etablissement(s) : Montpellier en cotutelle avec Universidad Nacional Autónoma de México
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Information, Structures, Systèmes (Montpellier ; 2015-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : IMAG - Institut Montpelliérain Alexander Grothendieck
Jury : Président / Présidente : Shalom Eliahou
Examinateurs / Examinatrices : Jorge Ramirez alfonsin, María Camino BALBUENA MARTíNEZ, Luis Montejano peimbert, Kolja Knauer
Rapporteurs / Rapporteuses : María Camino BALBUENA MARTíNEZ, Shalom Eliahou

Mots clés

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Résumé

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Un graphe planaire et 3-connexe G = (V, E) ne peut être essentiellement dessiné que d'une seule manière dans un plan ou sur une sphère. Ce fait fondamental est le résultat du travail de H. Withney. Il nous dit qu'en plus des ensembles V et E de sommets et d'arêtes, nous avons également déterminé l'ensemble F de faces, et son graphe dual G* est bien défini. Le graphe dual G* est le graphe dont l'ensemble des sommets V* est l'ensemble des faces F de G, et deux nouveaux sommets en G* sont reliés par un arc si et seulement si les faces les définissant sont adjacentes en G. D'après le théorème de E. Steinitz, nous savons que c'est la même chose de parler de polyèdres au sens de 3-polytopes convexes et de parler de ces graphes, nous les appellerons donc polyèdres. Un polyèdre est un graphe G simple (pas de boucles ni d'arêtes multiples), planaire et 3-connexe. Un polyèdre P est dit autodual s'il y a un isomorphisme des graphes $tau :P rightarrow P^{*}$ que nous appellerons textit{isomorphisme de la dualité}. Il peut y avoir plusieurs de ces isomorphismes de la dualité et chacun d'eux est une bijection entre sommets et faces de $P$, de sorte que les sommets adjacents correspondent aux faces adjacentes. Nous nous intéressons à un isomorphisme de la dualité qui satisfait les deux propriétés suivantes: (i) Pour chaque paire $u,v$ de sommets, $uin tau (v)$ si et seulement si $v in tau (u)$. (ii) Pour chaque vertex $v$, nous devons $v notin tau (v)$. Un tel isomorphisme sera appelé textit{involution forte}. Si P est un polyèdre autodual qui admet une involution forte $tau$, nous dirons que P est un polyèdre fortement involutif. Dans cet ouvrage, notre étude des polyèdres fortement involutives s'inspire des polyèdres de Reuleaux. Le problème central consiste à caractériser ces polyèdres autoduels qui admettent un plongement métrique : une fonction d'injection $eta : mathbb {E}^3$ tel que $mbox{diamV) = 1$ et la distance euclidienne entre deux points quelconques $eta(u)$ et $eta(v)$ est 1 si et seulement si $uin tau (v)$. Lorsque cela est possible, le travail de L. Montejano et E. Roldán-Pensado propose une façon d'associer un corps de largeur constante à chaque polyèdre. B. Servatius et H. Servatius réinterprètent les graphiques autoduels comme “cartes” dans la sphère et leurs automorphismes et dualités comme isométries de la sphère. Ils classent les paires de groupes $mbox{Aut} (G), mbox{Dual}(G)$ qui donnent lieu à toutes les cartes autoduelles sphériques possibles, où $mbox{Aut}(G)$ est le groupe d'automorphismes du graphe $G$ associé à la carte et $mbox{Dual}(G)$ est le groupe constitué à la fois d'automorphismes et d'isomorphismes de dualité de $G$, avec $mbox {Aut} (G)$ étant un sous-groupe de l'indice 2 de $mbox {Dual} (G)$. Dans cette thèse, nous allons explorer plusieurs exemples pour noter l'importance des automorphismes et des isomorphismes de la dualité dans les graphes planaires et 3-connexes. Nous utilisons les idées de Servatius pour réinterpréter le problème géométriquement à travers les isométries de la sphère afin de prouver que tous les polyèdres autoduels ont au plus une involution forte et c'est en fait la fonction antipode. À partir de là, nous classons les paires de groupes $mbox{Aut}(G)$, $mbox{Dual}(G)$ qui donnent lieu à des polyèdres auto-duels fortement involutifs. D'autre part, un théorème est établi qui classifie les polyèdres autoduels fortement involutifs par des opérations de suppression et de contraction d’arêtes. Nous utilisons ce théorème pour construire une ajustement antipodale pour chaque polyèdre autoduel donné $(P,tau)$: une ajustement en $mathbb{E}^3$ dans laquelle pour chaque sommet $v$, les images de $v$ et de $tau (v)$ sont des points antipodaux. Enfin, nous présentons certains des travaux en cours pour trouver des plongements métriques dans deux familles infinies de polyèdres autoduels.