Thèse en cours

La sculpture religieuse dans les églises parisiennes au XVIIIème siècle

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Triangle exclamation pleinLa soutenance a eu lieu le 09/11/2013. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Charles-Eric Dubois
Direction : Christian Taillard
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Histoire de l'Art
Date : Inscription en doctorat le 20/11/2000
Soutenance le 09/11/2013
Etablissement(s) : Bordeaux 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Montaigne-Humanités (Pessac, Gironde ; 2007-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Equipe d'accueil et de recherche en Histoire de l'Art
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Christian Taillard, Alexandre Gady, Patrick Michel, Guilhem Scherf

Résumé

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De 1699 à 1789, du nouveau chœur de Notre-Dame de Paris commandé par Louis XIV jusqu'aux confiscations révolutionnaires, la sculpture religieuse dans les églises parisiennes est témoin et victime d'un basculement de la foi. Environ 60 % des œuvres que nous abordons ont été détruites ou dispersées dans l'inconnu. « Guides visibles vers l'invisible mystère de Dieu », selon saint Thomas d'Aquin, vulgaires idoles d'après Voltaire, de nouvelles sculptures religieuses continuent d'être commandées pour l'intérieur des églises parisiennes lors d'importants chantiers : Notre-Dame de Paris, Saint-Louis-des-Invalides, Saint-Sulpice, Saint-Roch, Sainte-Geneviève. Ces chantiers colossaux ne doivent pas laisser oublier les commandes artistiques des ordres religieux, des fabriques paroissiales, les interventions de simples particuliers ou les mobilisations de paroissiens pour leur église. L'art d'église est généralement un art populaire pour lequel le modèle préalable et le besoin de l'assentiment général sont l'usage. À travers la reconstitution du corpus de ces œuvres, l'analyse des commandes, de leur processus, des acteurs impliqués, des sujets représentés et de leur forme, nous espérons à la fois contribuer à sortir ces œuvres de l'oubli partiel, du dédain - pour ne pas parler d'un mémoricide volontaire – et éclairer le changement de définition de la foi et de notre perception de la réalité qui empoisonne notre relation avec ce pan de notre patrimoine.