Thèse en cours

L’enrôlement des élèves dans des « processus de prise de responsabilités familiales » selon le lieu de vie et le contexte socio-culturel : une nouvelle problématique éducative ?

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Auteur / Autrice : Michel Bou
Direction : Éric DebarbieuxBenjamin Moignard
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Sciences de l’éducation
Date : Inscription en doctorat le 01/11/2016
Etablissement(s) : Paris Est
Ecole(s) doctorale(s) : CS - Cultures et Sociétés
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire interdisciplinaire de recherche sur les transformations des pratiques éducatives et des pratiques sociales (Créteil)

Résumé

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Ce travail aborde l’impact du fonctionnement familial sur la scolarité du lycéen. Plus précisément, nous nous intéresserons aux élèves de lycées qui doivent assurer des fonctions de parentalités, ou jouer le rôle d’auxiliaire familial. Cette enquête sociologique s’inscrit dans la suite des travaux qui interrogent les relations entre réussite à l’école et contextes familiaux, en abordant le statut de la parentalisation comme nouvelle problématique éducative. Dans une perspective internationale, ce travail présente comme un impensé en France, les mécanismes de la mise au travail des enfants pour concourir à l’économie familiale. Quelle proportion d’élèves concernés ? Dans quels contextes ? Selon quelles modalités formelles et informelles ? Pour quels apports économiques, domestiques ou autres ? Cette recherche interrogera l’assignation sexuée des composantes du travail des enfants et son impact. Cette étude prendra donc en considération autant le fonctionnement familial de l’élève que des aspects très logistiques de sa journée dans l’école et dans sa famille. Deux points d’ancrage structurent le cadre théorique de la thèse : Dans la suite des travaux qui interrogent le lien entre disposition familiale et réussite scolaire ; (Par exemple les travaux de Jean Kellerhals sur le rapport entre style éducatif des parents et capacité de l’adolescent à s’autoréguler, à s’orienter). Mais aussi, dans une perspective internationale, peut-on faire des ponts avec les mécanismes observés dans les pays en voie de développement tels que le lien entre pauvreté et scolarisation décrit par B. Manier (le travail des enfants dans le monde, 2012) ou « l’arbitrage » entre scolarisation et travail des enfants étudié au Mali par S. Keita (2014). La parentalisation peut-elle être considéré comme une nouvelle problématique éducative, dont les formes de prise en charge et de prévention interrogent l’articulation des missions traditionnelles de l’école avec des formes éducatives plus larges (Moignard 2016) ?