Comparaison des séquences, de l'organisation, et de l'expression des gènes rap-1 (rhoptry-associated-protein-1) chez les isolats du genre Babesia responsables de babésiose ovine en Chine
| Auteur / Autrice : | Qingly Niu |
| Direction : | Laurence Malandrin |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Biologie, Médecine, Santé |
| Date : | Inscription en doctorat le 25/11/2010 Soutenance le 28/04/2014 |
| Etablissement(s) : | Nantes, Ecole nationale vétérinaire |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Biologie-Santé Nantes-Angers (2008-2021) |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Les babésioses ovines chinoises sont dues à plusieurs parasites intra-érythrocytaires du genre Babesia répartis en 2 groupes phylogénétiques. L'un comporte Babesia sp. Xinjiang; l'autre, proche de B. motasi, regroupe plusieurs agents au statut d'espèce ou de genre encore à définir. Dans l'objectif de développer une stratégie vaccinale visant à bloquer la multiplication du parasite chez son hôte, la caractérisation de la famille multigénique rap-1 (rhoptry-associated-protein-1), codant des protéines impliquées dans l'invasion du globule rouge par le parasite, a été menée. Dans le groupe B. motasi-like, le locus rap-1 chez 4 agents étudiés (Babesia sp. Tianzhu, Babesia sp. BQ1 Lintan et BQ1 Ningxian, Babesia sp. Hebei) est complexe, avec 3 types de gènes, rap-1a (6 copies), rap-1b (5 copies identiques intercalées entre les gènes rap-1a) et rap-1c (1 copie en 3' du locus). Si les séquences sont très proches pour 3 des agents (99,9% d'identité sur le locus entier), celles de Hebei divergent plus (78%). Les 3 types de gènes sont transcrits chez Babesia sp. BQ1 Lintan. En culture in vitro, seule une partie des copies de rap-1a est traduite. In vivo, l'ensemble des gènes semble traduit avec des variations de cinétique. Chez Babesia sp. Xinjiang, 7 gènes rap-1a sont caractérisés, et séparés en types α et β en fonction de leurs séquences en 3'. Ces gènes en tandem sont identiques sur les 936 nt en 5', puis diffèrent en 3' à la fois en longueur et en séquence, avec un nombre variable de répétitions de 36 nt plus ou moins conservés. Au moins 5 gènes sont transcrits par ce parasite cultivé in vitro. Ces résultats sont discutés en terme de taxonomie, d'évolution, de vaccination