Thèse en cours

La protéine NS1 du virus de la grippe : analyse de la dynamique intracellulaire in vitro et des fonctions d’évasion immune au cours de l’infection in vivo

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Lynda Ait Yahia
Direction : François LefevreRonan Le goffic
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Immunologie
Date : Inscription en doctorat le 01/10/2016
Etablissement(s) : université Paris-Saclay
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Agriculture, alimentation, biologie, environnement, santé (Paris ; 2015-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : VIM - Virologie et Immunologie moléculaire - UR 892 INRA Jouy
établissement de préparation de la thèse : AgroParisTech (France ; 2007-....)

Mots clés

FR  |  
EN

Résumé

FR  |  
EN

L’infection par les virus de la grippe (ou Influenza) du groupe A (VIA) constitue un problème de santé publique important en raison de son caractère saisonnier récurrent et du risque de pandémie mondiale. Ce projet se propose d’étudier le rôle de la protéine virale majeure d’évasion immune NS1 des VIA, en utilisant une approche basée sur la construction et l’utilisation de VIA recombinants exprimant une protéine NS1 fusionnée à une protéine fluorescentes marqueur de l’infection dans lesquels le domaine NS1 sera soit fonctionnel, soit porteur de mutations invalidant sa capacité à bloquer la réponse innée. La comparaison des propriétés de ces deux types de virus permettra d’abord d’étudier in vitro la dynamique d’expression et de localisation de NS1 au cours du cycle viral et d’appréhender en quoi cette dynamique est liée aux fonctions de blocage de la réponse innée par NS1. Afin de comprendre le rôle joué par NS1 au cours de l’infection in vivo chez la souris, nous étudierons également la dynamique spatio-temporelle de l’infection par les deux types de virus rapporteurs au niveau des cellules du poumon et des voies respiratoires. Nous focaliserons notre étude sur deux types cellulaires qui jouent un rôle clé dans la réponse innée et adaptative à l’infection : les cellules dendritiques (DC) résidentes des tissus respiratoires et les cellules productrices d’interféron (IFN)-β. Pour analyser conjointement la dynamique de chaque type cellulaire et des cellules infectées par le virus au niveau des tissus, nous utiliserons des souris génétiquement modifiées (déjà disponibles) exprimant une autre protéine fluorescente (co-détectable avec celle du virus), soit dans les DC, soit co-régulée avec l’IFN-β dans les cellules produisant cette cytokine. Outre les approches classiques (cytométrie en flux, microscopie confocale), une approche d’imagerie intravitale reposant sur la microscopie biphotonique sera développée en collaboration avec une autre équipe. Ces différentes approches apporteront de nouvelles information sur le rôle de la protéine NS1 dans la pathogénie de l’infection par les VIA.