Thèse en cours

"Manu" dans les récits polynésiens : étude comparée de l'oiseau dans les traditions des Maoris de Nouvelle-Zélande et dans les autres traditions polynésiennes

FR  |  
EN

Accès à la thèse

Triangle exclamation pleinLa soutenance a eu lieu le 31/07/2019. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Raphaël Richter-Gravier
Direction : Bruno SauraMichael Reilly
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Anthropologie biologique, Ethnologie, Préhistoire
Date : Inscription en doctorat le 10/03/2016
Soutenance le 31/07/2019
Etablissement(s) : Polynésie française en cotutelle avec Université d'Otago - Nouvelle Zélande
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale du Pacifique (Faaa)

Mots clés

FR  |  
EN

Résumé

FR  |  
EN

Dans les sociétés polynésiennes traditionnelles, les oiseaux séduisaient l’imagination. Ils inspiraient l’homme par leurs chants, leurs couleurs et leur vol, notamment du fait de l’absence de grands mammifères en Polynésie. Les manu (« oiseaux » dans la plupart des langues polynésiennes) remplissaient aussi une fonction symbolique très forte. Cette thèse propose une étude comparative du rôle des oiseaux dans les récits traditionnels polynésiens, et cherche à établir des similitudes entre des histoires appartenant à des régions différentes de Polynésie. Elle vise à montrer, par l’analyse de ces textes, la richesse du rapport spirituel, matériel et émotionnel entre l’homme et l’oiseau dans les sociétés polynésiennes traditionnelles. Cette thèse rassemble un corpus de 300 récits polynésiens comportant des oiseaux. Ceux-ci ont été pour la plupart recueillis et publiés aux XIXe et XXe siècles par des voyageurs, des fonctionnaires, des ethnologues, des missionnaires, des anthropologues et des linguistes. Tous ces textes ont été résumés, et sont accompagnés d’une analyse de leurs thèmes et motifs. Le cadre géographique de cette étude est la grande Polynésie, c’est-à-dire l’ensemble des îles du « Triangle polynésien » et les « Exclaves polynésiennes ». Néanmoins, quelques récits provenant d’autres régions d’Océanie ont également été inclus. Comme le révèle l’analyse des textes, les oiseaux jouent dans les récits polynésiens des rôles très différents. Ainsi, certains récits sont purement et simplement des « fables animalières », sans personnages humains, qui expliquent l’origine des caractéristiques physiques, vocales et comportementales d’une espèce d’oiseau donnée. Mais les oiseaux figurent aussi dans certaines histoires relatives à l’origine du monde et de l’humanité, et ils apparaissent dans une multitude de traditions comme porteurs de messages envoyés par une divinité pour avertir ou conseiller les hommes. Dans de nombreux récits, ils font aussi fonction de gardiens et de protecteurs, ou sont des animaux de compagnie très chers à leurs maîtres, ou bien, au contraire, des monstres géants mangeurs d’homme. En conclusion, les oiseaux ne sont pas confinés aux fables animalières : ils peuvent figurer dans tout type de récit polynésien. Les manu stimulaient l’imagination des Polynésiens d’une telle manière que toutes leurs traditions pouvaient inclure des créatures ailées comme acteurs du récit