Les personnages féminins et la « maladie conjugale » dans La Comédie humaine
| Auteur / Autrice : | Yen-Chun Tseng |
| Direction : | Gilles Bonnet |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Lettres mention langue et littérature françaises |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/09/2015 Soutenance le 19/12/2025 |
| Etablissement(s) : | Lyon 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Lettres, Langues, Linguistique et arts (Lyon) |
Mots clés
Résumé
Historien, sociologue et psychologue des femmes, Balzac consacre une partie de ses ouvrages à l’exploration du statut féminin et de la « maladie conjugale » de son temps. Lui, comme George Sand, Madame de Staël, Stendhal ou Charles Fourier, lutte contre l’asservissement féminin et encourage les femmes à se libérer de la domination masculine. Mais il soutient également la théorie de Louis de Bonald, qui fait l’éloge du rôle de « ministre de la famille » des femmes. Balzac est-il conservateur ou révolutionnaire dans l’émancipation féminine ? Créateur de l’expression « maladie conjugale » dans La Femme de trente ans, Balzac est considéré comme le premier écrivain qui montre le malheur conjugal de l’épouse à son époque, puis en analyse les causes : la désexualisation des femmes, la préférence de la virginité des fiancées, l’abolition de la loi sur le divorce ou la marchandisation du mariage. Balzac aurait même inventé le bovarysme, caractéristique de la femme de trente ans, torturée par son mariage, ayant des devoirs matrimoniaux, manquant de passion et d’amour réciproque. À l’aide de références historiques et législatives, de théories psychologiques, et des lectures du thème du mariage par des spécialistes de l’oeuvre de Balzac, nous analysons le malheur des femmes chez Balzac, en nous concentrant finalement sur les vieilles filles dans La Comédie humaine, perçues alors comme déviantes eu égard aux normes de la société.