Thèse en cours

L'approche géoarchéologique des systèmes d'occupation au PPNA à Chypre : le cas du site de Klimonas à Ayios Tychonas

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Triangle exclamation pleinLa soutenance a eu lieu le 21/06/2018. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Pantelitsa Mylona
Direction : Jean-Denis VigneBenoit DevilliersJulia Wattez
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Géoarchéologie
Date : Inscription en doctorat le 14/10/2014
Soutenance le 21/06/2018
Etablissement(s) : Paris, Muséum national d'histoire naturelle
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de la nature et de l'Homme - Évolution et écologie (Paris ; 1995-....)

Résumé

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Les fouilles sur le site de Klimonas à Chypre (Ayios Tychonas, Limassol) ont mis en évidence un village néolithique dont l’occupation est datée entre 9100 et 8600 BP. Une structure (Structure 10) circulaire de 10 m de diamètre construite en terre crue a été interprétée comme un bâtiment communautaire. Le site de Klimonas se situe près d’un fleuve côtier, Athiaki. L’activité fluviatile au cours des siècles a formé des terrasses alluviales emboîtées. La place importante du site dans le contexte néolithique chypriote, la complexité de la stratigraphie ainsi que sa position près des dépôts alluviaux, rend nécessaire la mise en place d’une étude géoarchéologique multi-scalaire : du paysage au site. Cette étude vise à répondre aux questions concernant l’environnement et le paysage de la région avant et pendant l’occupation néolithique de Klimonas d’un côté, et d’étudier les modes de formation de la stratigraphie dominée par la terre crue, de l’autre côté. La démarche géoarchéologie du paysage, fondée sur les principes de géomorphologie, appliquée pour les terrasses alluviales ainsi que sur une coupe des dépôts colluviaux de la terrasse de Klimonas, a mis en évidence des accumulations depuis le dernier Pléniglaciaire jusqu’à nos jours. La succession des dépôts alluviaux et des paléosols enregistre des phases d’activité variable et des phases de stabilisation contribuent à la formation de la topographie régionale. La démarche géoarchéologique culturelle fondée sur la micromorphologie de sols, a mis en évidence la chaîne opératoire de la construction en terre et les processus de formation de la stratigraphie. Cette étude a élaboré un modèle qualitatif du sol néolithique exprimé par la classification des microfaciès de construction et de fonctionnement. Les murs sont construits avec la méthode de la bauge. Les sols identifiés sont des soubassements et des sols construits. Dans les deux cas, l’origine des matériaux est locale, ce qui témoigne de l’exploitation des sources locales. Les remplissages de la St10 et du sondage 168.3 révèlent des différents types des sols et une succession d’au moins trois phases d’occupation. L’identification des différents marqueurs micromorphologiques pour le fonctionnement de l’espace nous a permis de caractériser les fonctions de l’espace pour chaque phase. En générale, on observe des activités tournées vers la préparation et de consommation des aliments mais aussi des espaces plus réservés pour la deuxième phase d’occupation.