Thèse soutenue

Synthèse et étude de nouveaux analogues de pyoverdine à visée antibactérienne

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Auteur / Autrice : Natacha Farvacques
Direction : Pascal SonnetChristine Cézard
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Chimie thérapeutique
Date : Soutenance en 2014
Etablissement(s) : Amiens
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences, technologie et santé (Amiens)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de Glycochimie et des Agroressources d'Amiens
Jury : Président / Présidente : Laurent Dupont
Examinateurs / Examinatrices : Pascal Sonnet, Christine Cézard, Laurent Dupont, Sandrine Morandat
Rapporteur / Rapporteuse : Marc Le Borgne, Gaëtan L.A. Mislin

Résumé

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Pseudomonas aeruginosa, bactérie à Gram négatif, représente la majorité des souches de Pseudomonas isolées d’infections nosocomiales. Ces souches sont intrinsèquement résistantes à de nombreux antibiotiques, ce qui pose un réel problème de santé publique. P. Aeruginosa, comme bon nombre d’organismes vivants, nécessite du fer pour sa croissance. Le fer III étant peu biodisponible à pH physiologique, elle puise ce dernier dans son environnement par l’intermédiaire de composés de faible poids moléculaire, appelés sidérophores. P. Aeruginosa est capable d’internaliser des xénosidérophores, mais elle utilise principalement ses sidérophores endogènes, en particulier la pyoverdine pour subvenir à ses besoins. Les sidérophores seraient donc un moyen d’internaliser des antibiotiques au sein de la bactérie. La pyoverdine est reconnue au niveau de la paroi bactérienne de P. Aeruginosa par un récepteur spécifique, FpvA et transportée jusque dans le périplasme. Le complexe pyoverdine-Fe(III) y est dissocié et le fer est métabolisé dans le cytoplasme. Ainsi, nous nous proposons de mimer les pourvoyeurs endogènes en fer sécrétés par P. Aeruginosa par la synthèse d’analogues de pyoverdine pouvant vectoriser des antibiotiques. La synthèse et l’étude d’une dizaine d’analogues de pyoverdine sont détaillées dans ce manuscrit. Ces derniers seront par la suite couplés à un antibiotique afin de combattre P. Aeruginosa via une stratégie “Cheval de Troie”.