De l'autre côté de la frontière. Modes d'habiter des Syriens dans la ville d'Irbid.

by Héloïse Peaucelle

Thesis project in Géographie

Under the supervision of Anna Madoeuf.

Ongoing thesis at Tours , under the authority of Sciences de la Société : Territoires, Economie, Droit - SSTED , in a partnership with Cités Territoires Environnement et Sociétés (Tours ; 2004-....) (laboratoire) and EMAM - Monde Arabe et Méditerranée (equipe de recherche) since 20-11-2018 .

  • Alternative Title

    On the other side of the border. Syrians Inhabiting Modes in the city of Irbid.


  • Abstract

    As part of a study on Syrian migration in Irbid, this research project is at the crossroads of international migration studies and urban studies. In addition to revealing the role of migratory routes in the settlement of Irbid by revealing the rubbings, the social relations in exile and the links between territories, this work contributes to the field of studies on Arab cities. In particular, it proposes a multi-scalar analysis of the effects of the Syrian presence in the city of Irbid since 2011, by focusing on several neighbourhoods that have undergone the most marked reconfigurations. Residential settlements, urban mobilities and shifting centralities are analysed in relation to migration and economic policies. In addition, the research focuses on urban morphologies and the different components of space, as elements that allow the constitution of borders in the city or spatial and social continuities. Using urban anthropological methods (participant observation, ethnographic survey and semi-directed interviews) and by exploiting data from national statistics, urban planning documents and reception policies, the aim is to investigate the practices and representations of Syrians in Irbid on the one hand and, on the other, to analyse the urban transformations that result from their inclusion in the city.


  • Abstract

    S'inscrivant dans le cadre d'une étude sur la migration syrienne à Irbid, ce projet de recherche se trouve à la croisée de l'étude des migrations internationales et des études urbaines. En plus d'exposer le rôle des parcours migratoires dans l'installation à Irbid en faisant apparaitre les côtoiements, les relations sociales en exil et les liens entre les territoires, ce travail contribue au champ des études sur les villes arabes. Il propose notamment une analyse multi-scalaire des effets de la présence syrienne dans la ville d'Irbid depuis 2011, en s'intéressant à plusieurs quartiers dont les reconfigurations sont les plus marquées. Peuplements résidentiels, mobilités urbaines et centralités mouvantes sont analysés au regard des politiques migratoires et économiques. De plus, la recherche s'intéresse aux morphologies urbaines et aux différentes composantes de l'espace, comme autant d'éléments permettant la constitution de frontières dans la ville ou de continuités spatiales et sociales. Il s'agit, en empruntant aux méthodes de l'anthropologie urbaine (observation participante, enquête ethnographique et réalisation d'entretiens semi-dirigés) et par l'exploitation de données tirées des statistiques nationales, des documents d'urbanisme et des politiques d'accueil, d'enquêter sur les pratiques et représentations des Syriens à Irbid d'une part et, d'autre part, d'analyser les transformations urbaines qui découlent de leur inscription dans la ville.