Thèse soutenue

Pratique musicale et effets de transfert : de la perception à la cognition

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Auteur / Autrice : Mylène Barbaroux
Direction : Mireille Besson
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Neurosciences
Date : Soutenance le 16/12/2019
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : Ecole Doctorale Sciences de la Vie et de la Santé (Marseille)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de Neurosciences Cognitives (Marseille ; 2012-2024)
Jury : Président / Présidente : Daniele Schön
Examinateurs / Examinatrices : Sophie Donnadieu, Frédérique Faïta-Aïnseba
Rapporteurs / Rapporteuses : Hervé Platel, Antoni Rodríguez Fornells

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Mots clés libres

Résumé

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La pratique musicale exerce une influence positive sur le cerveau à différents niveaux. Il a notamment été montré que les musiciens apprennent mieux le sens de nouveaux mots dans une langue étrangère que les non-musiciens. Dans la première partie de mon travail de thèse, j’ai testé l’hypothèse en cascade : une meilleure perception auditive améliorerait l’apprentissage de nouveaux mots en permettant de catégoriser plus efficacement les sons du langage et ainsi de leur associer plus facilement un sens. J’ai utilisé une approche longitudinale, en entraînant des adultes non-musiciens sur une tâche psychoacoustique de discrimination de hauteur (ou d’intensité pour le groupe de contrôle) de sons non-langagiers. Après seulement trois heures d’entraînement psychoacoustique, les participants entraînés en hauteur catégorisaient plus vite les mots selon leur hauteur, et apprenaient mieux leur sens (pourcentages d’erreurs plus bas et composantes N400 plus amples) que le groupe de contrôle. Dans la deuxième partie de ma thèse j’ai évalué, en utilisant une approche longitudinale, les effets de 18 mois d’apprentissage musical en milieu scolaire (programme Démos), sur les fonctions cognitives d’enfants issus de milieux socio-économiques très modestes. Après 18 mois d’apprentissage musical, les scores de musicalité, d’intelligence générale, ainsi que les capacités attentionnelles et de lecture étaient améliorées, comparés à avant l’apprentissage musical. Ces résultats soulignent l’importance de développer de tels programmes, en particulier dans les quartiers modestes.