Analyse du microbiote des parodontites
| Auteur / Autrice : | Angéline Antezack |
| Direction : | Virginie Monnet-Corti, Bernard La scola |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Biologie-Santé - Spécialité Maladies Infectieuses |
| Date : | Soutenance le 28/03/2024 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Sciences de la vie et de la santé (Marseille) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Mephi (Marseille) |
| Jury : | Président / Présidente : Olivier Huck |
| Examinateurs / Examinatrices : Virginie Monnet-Corti, Hélène Rangé, Séverine Vincent-Bugnas | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Hélène Rangé, Séverine Vincent-Bugnas |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La cavité orale abrite un véritable écosystème regroupant une communauté microbienne complexe et diverse incluant des bactéries, des champignons, des virus, des archées et des protozoaires. Ensemble, ces différents microorganismes constituent le microbiote oral. L’amélioration constante des techniques de détection et d’identification microbienne et l’avènement des techniques « omics » ont considérablement contribué à une meilleure appréciation de la véritable diversité de ce microbiote. Actuellement, la base de données de référence eHOMD (expanded Human Oral Microbiome Database) recense 774 espèces bactériennes orales et est constamment enrichie par la découverte de nouvelles espèces dont les potentiels liens avec la santé orale ou des pathologies telles que les parodontites restent encore à explorer. Au travers d’une revue de la littérature et méta-analyse, la première partie de ce travail a ainsi été consacrée à étudier l'existence d'une éventuelle association statistique entre des nouveaux pathogènes parodontaux supposés et la parodontite. Le domaine des Archées et 25 espèces bactériennes, autres que celles déjà suggérées comme potentielles parodontopathogènes dans la littérature, ont été retrouvées statistiquement associées à la parodontite. Ce premier résultat souligne l’intérêt de poursuivre l’exploration du microbiote oral via le perfectionnement des méthodes de détection et d’identification microbienne. Dans ce but, la deuxième partie de ce travail s’est portée sur l’optimisation d’une méthode de culture basée sur l’utilisation de bactéries auxiliaires, dites « helper ». Une diversité totale de 184 espèces bactériennes dont 23 nouvelles espèces a été obtenue à partir de 18 échantillons oraux, soulignant le caractère prometteur de la coculture. L’interposition d’une membrane entre la bactérie d’intérêt et son helper a permis de limiter le risque de contamination entre les deux. Cinq nouvelles espèces bactériennes découvertes, Campylobacter massiliensis,Capnocytophaga bilenii, Catonella massiliensis, Kingella bonacorsii et Selenomonas timonae, ont fait chacune l’objet d’une publication internationale présentée en troisième partie.