Thèse soutenue

Proust impressionniste ?

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Auteur / Autrice : Tomo Miyakawa
Direction : Sophie Basch
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Littératures françaises
Date : Soutenance le 20/03/2026
Etablissement(s) : Sorbonne université
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Littératures françaises et comparée (Paris ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre d'étude de la langue et des littératures françaises (1998-....)
Jury : Président / Présidente : Christophe Pradeau
Examinateurs / Examinatrices : Ségolène Le Men
Rapporteurs / Rapporteuses : Cécile Leblanc-Guicharrousse, Hideya Arita
DOI : 10.70675/d11265a5za2e4z498fz9a72z09533da93f60

Résumé

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L'application du terme « impressionnisme », initialement né dans le domaine de l'art pictural, à la littérature, commença en France dans les années 1870. La qualification d'un écrivain « impressionniste » présuppose la transposition dans l'écriture du procédé et de l'esthétique de l'impressionnisme en peinture. Proust fut qualifié d'« impressionniste » - de manière péjorative - dès 1913, peu après la parution du premier tome de À la recherche du temps perdu, par Paul Souday. Depuis lors, cette question n'a cessé de susciter l'intérêt des critiques et des chercheurs proustiens ; cependant, malgré l'abondance des études sur Proust et les arts, il existe très peu d'ouvrages entièrement consacrés à Proust et l'impressionnisme. Pour examiner en profondeur la qualité impressionniste de Proust, en croisant l'histoire de la littérature, l'histoire de l'art, la critique thématique et la critique stylistique (au sens large du terme), nous commençons par retracer l'historiographie de la littérature et de l'impressionnisme, ainsi que celle de Proust et de l'impressionnisme, étude à laquelle la première partie est entièrement consacrée. Nous abordons ensuite les ciels ou la volonté de saisir l'« insaisissable » (au sens baudelairien) chez Proust, Eugène Boudin et Claude Monet. Puis en troisième partie, nous comparons la « série » de la Cathédrale de Rouen de Monet et l'œuvre de Proust. Cette comparaison entre les « séries » de Monet et l'œuvre proustienne se poursuit dans la quatrième partie, notamment autour du sujet de nymphéa, afin d'étudier l'une des caractéristiques de la perception impressionniste de la nature ; enfin, la dernière partie porte sur l'esthétique de Proust, que nous cernons en examinant une série d'épisodes d'entretiens du « je » avec Saint-Loup sur les conditions de l'art vrai. Ces conditions sont également comparées à l'esthétique de Baudelaire concernant la modernité.