Thèse soutenue

Développements technologiques et compréhension physique de la fabrication additive de poudre céramique β-TCP pour des applications médicales

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Auteur / Autrice : Delphine Gerday Auzene
Direction : Thierry Barriere
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences pour l'Ingénieur
Date : Soutenance le 27/01/2026
Etablissement(s) : Besançon, Université Marie et Louis Pasteur
Ecole(s) doctorale(s) : SPIM - Sciences Physiques pour l'Ingénieur et Microtechniques
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : FEMTO-RECITS : Franche-Comté Electronique Mécanique Thermique et Optique - Recherche et Etude sur le Changement Industriel, Technologique et Sociétal (Belfort) - Franche-Comté Électronique Mécanique- Thermique et Optique - Sciences et Technologies (UMR 6174) / FEMTO-ST
Jury : Président / Présidente : Katia Mocellin
Examinateurs / Examinatrices : Carl Labergère, Christophe Colin, Marie-France Lacrampe, Helen Reverón, Emmanuel Hache
Rapporteurs / Rapporteuses : Patrick Rozycki, Carl Labergère
DOI : 10.70675/79937af4zcfffz4bf2z8f07z28249c88e34c

Résumé

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Dans un contexte économique international tendu, en pleine mutation, du fait de nos changements d’usages, liés à la pénurie des matières premières, à l’évolution du climat et aux objectifs gouvernementaux de nos états pour se libérer des énergies fossiles, la fabrication additive devient plus que jamais un enjeu de taille. En effet, il devient primordial de produire de façon plus pérenne, plus durable, en pensant recyclage et réparation et en limitant l’empreinte carbone des pièces produites. Aucun secteur d’activité n’est épargné, et encore moins le secteur de la santé. En effet, les facteurs de surpopulation d’une part, de vieillissement de la population, de problèmes de surpoids d’autre part et l’usage de plus en plus répandu des dispositifs médicaux implantables sur un nombre croissant de patients de plus en plus jeunes montrent l’intérêt économique du secteur médical pour les développements autour de l’impression 3D.La problématique de la thèse se pose alors ainsi : comment produire des matériaux pour le secteur médical en utilisant au mieux les ressources de notre planète, tout en permettant une accessibilité et une diffusion des produits pour tous ?Pour répondre à ce défi, les travaux de cette thèse portent sur deux technologies additives que sont le moulage par injection de poudres, appelé aussi PIM et le procédé d’impression par extrusion de granulés, appelé MEX pour la céramique β-phosphate tricalcique (β-TCP). A notre connaissance, très peu de travaux voire aucun se sont focalisés sur cette nuance de poudre céramique avec une mise en forme par ces deux procédés.Ces deux procédés permettent d’enrober de fines poudres dans une matrice polymérique pour une manipulation et utilisation en toute sécurité. Ce composite de départ est appelé feedstock. Ce dernier peut se présenter sous différentes formes (pâte, granulés, filament, barreau, etc… ), conduisant à une grande latitude dans le choix de la nuance possible. Ceci induit aussi une grande liberté de conception des pièces produites, associée au choix du taux de charge en poudre et des liants, ainsi qu’à l’imprimante utilisée pour la mise en forme, ayant des taux de cisaillement différents et permettant alors la réalisation de composants denses ou poreux avec des retraits variés. Le choix du procédé de mise en forme (PIM ou MEX) dépend de la forme géométrique et de la quantité de pièces à produire : soit d’injecter des pièces dans un outillage pour réaliser une grande série ou soit d’imprimer en 3D des structures complexes, légères, personnalisables et en nombre plus limité. Ces deux étapes de mise en forme sont ensuite suivies de post-traitements, qui sont le déliantage, puis le frittage, pour obtenir les pièces finales.Les travaux de thèse portent sur l’injection et l’impression par le procédé MEX de la céramique biocompatible β-TCP utilisée dans le domaine biomédical, notamment pour des substituts osseux, des revêtements d’implants, ou des structures lattices pour l’ingénierie tissulaire. Ces travaux de doctorat constituent une voie innovante visant à démontrer la faisabilité de mise en forme de cette biocéramique en fabrication additive et à apporter les premiers résultats sur les propriétés mécaniques, la santé matière et de biocompatibilité du composite imprimé pour des applications médicales, grâce à l’expertise antérieure acquise par le procédé PIM.