Thèse soutenue

Apprentissage supervisé et par renforcement pour l'optique adaptative extrême appliqué à l’imagerie des exoplanètes

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Bartomeu Pou Mulet
Direction : Damien Gratadour
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Astronomie et Astrophysique
Date : Soutenance le 06/10/2025
Etablissement(s) : Université Paris sciences et lettres en cotutelle avec Universitat politècnica de Catalunya - BarcelonaTech
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Astronomie et astrophysique d'Île-de-France (Paris ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire d’instrumentation et de recherche en astrophysique (Meudon ; 2025-....)
établissement opérateur d'inscription : Observatoire de Paris (1667-....)
Jury : Président / Présidente : Cecilio Angulo
Examinateurs / Examinatrices : Damien Gratadour, Jean-Pierre Véran, Benoît Neichel, Mario Martín, Maud Langlois, Markus Kasper, Eduardo Quiñones
Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-Pierre Véran, Benoît Neichel
DOI : 10.70675/bc7c0246z0725z411fza55fzdba3c70e0615

Résumé

FR  |  
EN

Cette thèse démontre qu'appliquer une combinaison de modèles d'apprentissage profond (AP) dans le domaine de l'optique adaptative (OA), chacun dirigé vers un type d'erreur présent dans l'OA, peut augmenter de manière significative la performance, dotant les télescopes d'une meilleure résolution angulaire. La première partie de cette thèse se concentre sur le développement de modèles d'AP pour atténuer les erreurs spécifiques dans la boucle d'OA. C'est un modèle d'apprentissage par renforcement entraîné en ligne pour réduire l'erreur temporelle (causée par l'évolution atmosphérique et le retard du système de contrôle) et des modèles d'apprentissage supervisés entraînés hors ligne pour corriger les erreurs non linéaires (qui apparaissent en raison des non linéarités d'un capteur spécifique) et le bruit. Chaque chapitre fournit une analyse complète pour interpréter le comportement de ces modèles d'AP et démontre de meilleurs résultats que les méthodes de référence. En conclusion de la première partie, nous montrons l'application de ces méthodes à l'observation directe d'exoplanètes. Dans la seconde partie, nous changeons de focus pour déployer ces méthodes dans des systèmes réels. Pour cela, nous adaptons l'environnement de travail COSMIC pour intégrer des réseaux de neurones et optimisons le temps d’apprentissage et d'inférence avec l'introduction de bibliothèques spécialisées (comme TensorRT) ou en réduisant la précision de la virgule flottante. Dans l’ensemble, l’intégration de modèles d’apprentissage profond, chacun ciblant différentes sources d’erreurs dans la boucle d’optique adaptative, combiné à un fonctionnement en temps réel, permet des avancées vers l’optique adaptative extrême, avec des perspectives prometteuses pour l’imagerie à haut contraste et la détection directe d’exoplanètes.