Thèse soutenue

Cartographie de la polarisation du fond diffus cosmologique avec la nouvelle génération d'expériences au sol

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Simon Biquard
Direction : Josquin ErrardRadek Stompor
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Physique de l'univers
Date : Soutenance le 26/09/2025
Etablissement(s) : Université Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de la terre et de l'environnement et physique de l'univers (Paris ; 2014-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : AstroParticule et Cosmologie (Paris ; 2005-....)
Jury : Président / Présidente : Yvonne Becherini
Examinateurs / Examinatrices : Belén Barreiro, Nicoletta Krachmalnicoff
Rapporteurs / Rapporteuses : Nicolas Ponthieu, Jonathan Aumont
DOI : 10.70675/807abc3fza2c9z407fz83f3zcfa09f4123d2

Résumé

FR  |  
EN

Le fond diffus cosmologique est une pièce centrale de la cosmologie moderne, nous permettant de comprendre l'origine, la composition et l'évolution de l'univers. L'observation de ses anisotropies de température a abouti à des mesures précises des paramètres du modèle standard, Lambda-CDM. Cependant, c'est aujourd'hui l'étude de sa polarisation qui permet de tester les limites de nos prédictions. En effet, celle-ci pourrait porter les traces d'ondes gravitationnelles primordiales, ce qui révolutionnerait notre compréhension de la physique fondamentale. Les observatoires modernes, comme le Simons Observatory, cherchent la réponse à cette question ainsi que de nombreuses autres, telles que la nature des perturbations primordiales, la masse des neutrinos, la formation et l'évolution des galaxies, etc. Pour atteindre la sensibilité requise, ils alignent des dizaines de milliers de détecteurs, tandis que les effets systématiques doivent être contrôlés très précisément, rendant l'analyse des données extrêmement difficile tant du point de vue méthodologique que computationnel. Cette thèse aborde plusieurs défis-clés de la reconstruction du ciel polarisé, ce qui requiert de traiter conjointement la totalité du volume de données. Premièrement, j'évalue les performances de la méthode dite de ''pair-differencing'', qui exploite la disposition du plan focal pour atténuer efficacement les corrélations entre détecteurs. Alors que de précédentes études se sont focalisées sur les effets systématiques différentiels, mon travail quantifie la perte globale de sensibilité par rapport à une reconstruction optimale simultanée des cartes de température et de polarisation. Dans un second temps, je présente une étude de différentes approches pour gérer les données manquantes au sein d'un estimateur de maximum de vraisemblance. Je propose également une approche robuste pour éviter de biaiser les résultats et permettre une reconstruction quasi-optimale du signal à toutes les échelles angulaires.