Aspects asymptotiques des groupes localement compacts : équivalence mesurée et croissance des cocyles
| Auteur / Autrice : | Juan Paucar |
| Direction : | Romain Tessera |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Mathématiques |
| Date : | Soutenance le 02/06/2025 |
| Etablissement(s) : | Université Paris Cité |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences mathématiques de Paris centre (Paris ; 2000-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut de mathématiques de Jussieu-Paris Rive Gauche (1997-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Bruno Duchesne |
| Examinateurs / Examinatrices : Damien Gaboriau, Anna Erschler, Goulnara N. Arzhantseva, Amandine Escalier | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Uri Bader, Roman Sauer | |
| DOI : | 10.70675/507cdf55z6532z4908z8485z37306b85c70c |
Résumé
Cette thèse est divisée en trois chapitres et une petite introduction. Dans le premier chapitre, on se concentre sur l'équivalence mesurée quantitative et les versions asymétriques de cette notion dans le cas des groupes moyennables localement compacts, compactement engendrés et unimodulaires. On étend des résultats obtenus par Delabie, Koivisto, Le Maître et Tessera au cas localement compact. Plus spécifiquement, on construit un couplage de sous-groupe mesuré L∞ à partir d'un plongement régulier entre ces groupes (en utilisant des idées de Bader et Rosendal). On obtient également la monotonicité du profil isopérimétrique sous l'existence d'un couplage de sous-groupe mesuré Lp qui est aussi grossièrement m à 1. Dans le deuxième chapitre, on obtient des résultats liés à la probabilité de retour vers l'origine pour les groupes de type fini. Plus spécifiquement, on démontre une monotonicité de la probabilité de retour dans le cadre de l'existence d'un couplage de quotient mesuré quantitatif (une version asymétrique de l'équivalence mesurée quantitative). Comme conséquence, on donne une autre démonstration de l'invariance de la probabilité de retour par équivalence bi-Lipschitz. Dans le troisième chapitre, on se concentre sur un analogue Lp d'un résultat de Lafforgue, qui dit que si un groupe localement compact compactement engendré n'a pas la propriété (T), il existe un espace d'Hilbert H, une représentation unitaire π : G → U(H) et un cocycle b ∈ Z1(G, π) tel que sup|g|≤n ||b(g)||H croît au moins comme n1/2. On démontre que pour les espaces Lp, on obtient un cocycle b tel que sup|g|≤n ||b(g)||E croît au moins comme n1/p.