Thèse soutenue

Corrosion des tubes de générateurs de vapeur : effet du soufre et du plomb sur les mécanismes d'endommagement

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Estelle Lagardère
Direction : Lydia Laffont
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences et Génie des Matériaux
Date : Soutenance le 20/11/2025
Etablissement(s) : Université de Toulouse (2023-....)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de la Matière (Toulouse)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre Inter-universitaire de Recherche et d’Ingénierie des Matériaux (Toulouse ; 1999-....)
établissement délivrant conjointement le doctorat : Institut national polytechnique (Toulouse ; 1969-....)
Jury : Président / Présidente : Virginie Serin
Examinateurs / Examinatrices : Lydia Laffont, Philippe Marcus, Cécilie Duhamel, Ian de Curières, Catherine Guerre, Krzysztof Wolski, Nicolas Huin
Rapporteurs / Rapporteuses : Philippe Marcus, Cécilie Duhamel

Résumé

FR  |  
EN

Afin de maîtriser les durées d'arrêts des centrales nucléaires et la dose reçue par le personnel, il est nécessaire d'identifier l'effet des produits de corrosion et plus particulièrement des polluants sur la dégradation des tubes de générateurs de vapeur (GV). L'étude a pour objectif d'analyser l'effet du plomb et du soufre présent dans le milieu secondaire des réacteurs à eau sous pression (REP) sur la susceptibilité à la corrosion sous contrainte (CSC) en peau externe des tubes de GV en alliage base Nickel (600 et 690). Les travaux porteront sur des éprouvettes issues des travaux de thèse de Jihane Ben Mohamed (thèse Mines Saint Etienne, Octobre 2021). Une étude complète de l'influence des polluants les plus néfastes (à base de Pb et de S) sur les modes de dégradation sera nécessaire en combinant diverses techniques de caractérisation. Progresser significativement sur cette compréhension des modes de dégradation lors la sollicitation des tubes, requiert d'obtenir des données pertinentes à l'échelle de l'étude pouvant aller du micromètre au nanomètre. Des techniques d'analyse fine utilisant la microscopie électronique en transmission (MET) combinée à la spectroscopie de dispersion en énergie des rayons X (EDS) et la spectroscopie de pertes d'énergie des électrons (EELS) permettront de détecter, localiser et quantifier les polluants dans la couche d'oxyde et à l'interface oxyde/métal tout au long de la fissure de CSC. L'étude de la passivité de ces alliages ainsi que leur oxydation intergranulaire en présence de polluants nécessite une approche métallurgique ainsi que des caractérisations microscopiques à différentes échelles. Ces différentes données permettront de proposer un modèle physico-chimique de l'effet du plomb et du soufre sur le mécanisme d'endommagement. Des éprouvettes en alliage 800, issues de travaux de CNL (Canadian Nuclear Laboratory), pourront être caractérisées également, à titre de comparaison et permettront de confronter le modèle proposé.