Thèse soutenue

Les grâces du ciseau : René Frémin (1672-1744), sculpteur de rois entre Paris, Rome et la cour d'Espagne

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Auteur / Autrice : Caroline Ruiz
Direction : Pascal JulienFabienne Sartre
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire de l'art
Date : Soutenance le 09/01/2025
Etablissement(s) : Université de Toulouse (2023-2025)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Temps, Espaces, Sociétés, Cultures (Toulouse)
Partenaire(s) de recherche : Établissement délivrant conjointement le doctorat : Université Toulouse - Jean Jaurès (1970-....)
Laboratoire : France, Amériques, Espagne, Sociétés, Pouvoirs, Acteurs (Toulouse ; 1995-....)
Jury : Président / Présidente : Marion Boudon-Machuel
Examinateurs / Examinatrices : Beatriz Blasco Esquivias, Émilie Roffidal
Rapporteurs / Rapporteuses : Malcolm Baker
DOI : 10.70675/49e18ba0zd578z4ea1z9abbz33615745a19f

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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René Frémin, sculpteur des rois Louis XIV et Philippe V, fut un acteur essentiel du renouveau que connut la sculpture dans l’Europe de la première moitié du XVIIIe siècle. Praticien, mais aussi académicien, entrepreneur et courtisan, il maîtrisait parfaitement toutes les acceptions de son art. Il partit quatre années à Rome (1695-1699) et travailla pour les Jésuites aux côtés de Jean-Baptiste Théodon et de Pierre Le Gros II, avant d'être nommé pensionnaire du roi de France. À son retour, il fut professeur à l'Académie royale de peinture et de sculpture de Paris et compta parmi les artistes les plus actifs sur les chantiers royaux, avec les Coustou, Robert Le Lorrain ou Jean Raon, à Rambouillet, Chantilly, aux Invalides, Versailles et Marly. Sa carrière s’épanouit pleinement au service de Philippe V d’Espagne, pour qu’il il travailla entre 1721 et 1738. Nommé Premier Sculpteur de Sa Majesté Catholique, directeur de l’atelier de Valsaín et des ouvrages de sculptures de La Granja de San Ildefonso, Frémin eut en charge la création d’un vaste ensemble sculpté pour les jardins rêvés du premier Bourbon d’Espagne. Ce lieu, d’abord pensé par le monarque comme une retraite loin de la pesanteur de la cour madrilène, se mua en une véritable métaphore de la concorde politique et devint un instrument de légitimation et de glorification du souverain. En dépit de son importance, l'œuvre hors de France de Frémin est encore peu connue ou négligée. L'interprétation qu’il proposa de l'art de son temps est pourtant tout à fait originale et novatrice. Ce travail de recherche a pour objet une réévaluation de la fortune de cet artiste sur la scène artistique européenne de l'époque moderne.