Thèse soutenue

Modélisation numérique d’un instrument à vent réel et confrontation à la mesure expérimentale

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Auteur / Autrice : Marie Jeanneteau
Direction : Jean-Charles PassieuxVincent Gibiat
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Dynamique des fluides
Date : Soutenance le 14/02/2025
Etablissement(s) : Université de Toulouse (2023-2025)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Mécanique, énergétique, génie civil et procédés (Toulouse)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : ICA - Institut Clément Ader - Institut Clément Ader / ICA
établissement délivrant conjointement le doctorat : Institut national des sciences appliquées (Toulouse ; 1961-....)
Jury : Président / Présidente : Pierre Gosselet
Examinateurs / Examinatrices : Juliette Chabassier, Pascal Gaillard
Rapporteurs / Rapporteuses : Axel Modave, Jean-Pierre Dalmont
DOI : 10.70675/0e8c5740z1774z4ed5z89a0z1844239ec355

Mots clés

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Résumé

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La facture des instruments de musique à vent a longtemps reposé sur le savoir-faire artisanal, associé à une connais- sance empirique de la mécanique qui en régit le fonctionnement. Si ce dernier implique de nombreux phénomènes physiques couplés, il est principalement modélisé par une approche purement acoustique basée sur l’impédance à l’entrée de l’instrument. Pour accéder à cette quantité, l’utilisation des méthodes exclusivement numériques est actuellement limitée, soit par leur précision — modèles semi-analytiques — qui ne satisfait pas les exigences des musiciens professionnels, soit par leurs temps de calcul — modèles hautement prédictifs basés sur la résolution nu- mérique des équations aux dérivées partielles — qui, en raison du contexte multi-résolution, ne sont pas compatibles avec les délais industriels. Ce travail propose deux niveaux de réduction de modèle pour la simulation par éléments finis (FEM) 3D du problème de Helmholtz non-convecté, qui permettent au facteur d’intégrer les fins détails géomé- triques de la perce complexe de ses objets, pour des coûts de calcul (temps et mémoire) limités. Le premier niveau s’appuie sur la réduction du domaine d’étude par condensation statique, associée à des stratégies de modélisation et de résolution parallèle et distribuée, combinant interpolation fréquentielle et approximations de faible rang pour le stockage des compléments de Schur. Le second niveau repose sur une méthode de Free Form Deformation (FFD), non-intrusive, basée sur des fonctions B-Splines, qui permet de restreindre l’analyse à un sous-espace régulier de l’espace d’approximation des éléments finis et donc de réduire considérablement le nombre de degrés de liberté du problème. Cette modélisation FEM-FFD 3D réduite est validée par comparaison à la mesure expérimentale et offre un gain total d’au moins deux ordres de grandeur sur les temps de calcul comparativement à une approche FEM 3D standard. Dans une démarche de modélisation de l’instrument réel, l’influence des conditions thermodynamiques du jeu a été investiguée expérimentalement et un pont d’impédance permettant des acquisitions sous écoulement, de dé- bit et température contrôlés, a été spécifiquement développé. Pour analyser l’influence des opérations métallurgiques sur les défauts géométriques et de surface, une modélisation basée sur les images tomographiques est finalement proposée.