Justice sociale et bonne gouvernance en Afrique noire (Côte-d’Ivoire – Ghana) : une lecture anthropologique de John Rawls et d’Amartya Kumar Sen
| Auteur / Autrice : | Fofana Yacouba |
| Direction : | Roger Somé |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Ethnologie |
| Date : | Soutenance le 19/12/2025 |
| Etablissement(s) : | Strasbourg |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences humaines et sociales – Perspectives européennes (Strasbourg ; 2009-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles (Strasbourg) |
| Jury : | Président / Présidente : Carolina Gonçalves |
| Examinateurs / Examinatrices : Ramsès L. Boa Thiémélé, Gaëlle Weiss, Dominique Groux | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Carolina Gonçalves, Donatella Pagliacci | |
| DOI : | 10.70675/36428e53zc44bz484fzb883zf0269c27aea7 |
Résumé
Cette thèse propose une lecture anthropologique des théories de la justice de Rawls et Sen, contextualisées en Côte d’Ivoire et au Ghana. Elle montre que, bien qu’ils ne traitent pas directement de la bonne gouvernance, leurs principes en portent les fondements. Rawls défend la justice comme équité à travers des institutions justes, l’égalité des chances et la liberté politique, traduisibles en transparence et non-discrimination. Sen, avec son approche par les capabilités, identifie cinq libertés instrumentales — politiques, économiques, sociales, de transparence et de sécurité — comme leviers du développement. La thèse souligne leur pertinence pour lutter contre les injustices en Afrique, tout en appelant à refonder les institutions à partir des cultures locales et des pratiques participatives. Elle conclut que ces théories offrent des outils puissants pour penser une justice sociale et une gouvernance adaptées aux réalités africaines.