L’exploitation de l’être humain en droit international des droits de l’Homme
| Auteur / Autrice : | Émilie Hoareau |
| Direction : | Peggy Ducoulombier |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Droit |
| Date : | Soutenance le 17/10/2025 |
| Etablissement(s) : | Strasbourg |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des Sciences juridiques (Strasbourg ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut de recherches Carré de Malberg (Strasbourg) |
| Jury : | Président / Présidente : Edoardo Stoppioni |
| Examinateurs / Examinatrices : Bénédicte Lavaud-Legendre | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Joël Andriantsimbazovina, Julie Ferrero |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Le droit international a enchevêtré instruments et qualifications juridiques pour interdirel’exploitation protéiforme de l’être humain. Face au défi d’ordre herméneutique plus que normatif,la thèse interroge l’existence d’un droit de ne pas être exploité à partir de l’analyse de lajurisprudence internationale des droits de l’Homme. L’intégration jurisprudentielle de l’interdictionde la traite dans le champ des traités de protection des droits de l’Homme a contribué à consacrerun tel droit et atténuer la fragmentation matérielle née de l’association singulière d’interdictions deportée et valeur différenciées. La thèse conceptualise ensuite l’exploitation pour préciser lescontours du droit englobant mais hiérarchisé et consolider le régime d’obligations incombant auxÉtats en amont et aval de l’exploitation. L’intersectionnalité y sert de clé explicative etopérationnelle impulsant un changement d’approche – d’individualiste à sociale, et de répressive àtransformatrice – axé sur le besoin de reconnaissance des personnes vulnérables et victimes del’exploitation pour une réponse préventive et réparatrice, globale et intégrée.