L’indépendance des juges et l’utilisation de l’intelligence artificielle par les juridictions pénales
| Auteur / Autrice : | Théo Antunes |
| Direction : | Juliette Lelieur-Fischer, Katalin Ligeti |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences juridiques / Droit pénal et sciences criminelles |
| Date : | Soutenance le 11/06/2025 |
| Etablissement(s) : | Strasbourg en cotutelle avec Université du Luxembourg (2003-....) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des Sciences juridiques (Strasbourg ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Droit, religion, entreprise et société (Strasbourg) |
| Jury : | Président / Présidente : Eleftheria Neframi |
| Examinateurs / Examinatrices : Emmanuel Netter | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Chloé Brière, Raphaël Maurel |
Mots clés
Résumé
L’intelligence artificielle (IA), déjà utilisée par les forces de l’ordre, pourrait assister les juges pénaux dans leur prise de décision. Toutefois, son intégration doit respecter l’indépendance des juges, principe fondamental de l’État de droit, encore peu adapté aux défis posés par l’IA. Il est essentiel d’analyser les influences possibles de cette technologie sur les magistrats pour garantir un procès équitable. Une distinction claire entre influences acceptables et interdites est nécessaire afin de déterminer dans quelles conditions l’usage de l’IA est compatible avec l’indépendance judiciaire. Chaque étape du cycle de vie de l’IA ; développement, déploiement, utilisation ; doit être encadrée. Une approche pluridisciplinaire, mêlant droit, technologie et sciences cognitives, est indispensable pour assurer un encadrement rigoureux du recours à l’IA dans la justice pénale.