L'étude de l'harmonie au Conservatoire de Paris dans la première moitié du XXe siècle (1909-1957) : des traités au concours
| Auteur / Autrice : | Yannaël Pasquier |
| Direction : | Raphaëlle Legrand, Marc Rigaudière |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Musique et musicologie |
| Date : | Soutenance le 20/12/2025 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne université |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Concepts et langages (Paris ; 2000-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut de Recherche en Musicologie (Paris ; 2014-....) |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Nathalie Meidhof, Philippe Cathé |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-Christophe Branger, Rémy Campos | |
| DOI : | 10.70675/c4abb3fbz986bz47bfz9262z071f7f8dbddf |
Mots clés
Résumé
Cette thèse analyse l'enseignement de l'harmonie au Conservatoire de Paris dans la première moitié du xxe siècle, en examinant l'articulation entre traités théoriques et pratiques de l'école. L'étude s'appuie sur un double corpus : les ouvrages publiés par les professeurs et anciens élèves (Dubois, Koechlin, Caussade, Rougnon, Bitsch, etc.) et les archives de l'établissement (procès-verbaux, palmarès, copies d'élèves). Elle met en évidence la continuité des pratiques, tant administratives que pédagogiques. Les traités d'harmonie apparaissent moins comme l'expression de doctrines théoriques que comme des instruments de légitimation et de transmission, dont la portée repose sur leur usage en classe et leur lien direct avec les concours. En confrontant discours théoriques, pratiques scolaires et enjeux institutionnels, la recherche montre comment le Conservatoire a constitué un lieu de production, de diffusion et de normalisation du savoir harmonique, contribuant à forger une véritable « école française d'harmonie ». Elle souligne enfin que la valeur de ces traités ne tient pas à leur adéquation au langage contemporain, mais à leur rôle d'outils pédagogiques inscrits dans un système académique où la théorie se comprend à l'aune de ses usages.