Syndicalisme et communisme : le cas de la Confédération générale du travail unitaire (1921- 1936).
| Auteur / Autrice : | Sylvain Boulouque |
| Direction : | Philippe Buton |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire et civilisation |
| Date : | Soutenance le 24/11/2025 |
| Etablissement(s) : | Reims |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences humaines et sociales (Reims ; 2012-) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'Etude et de Recherche en HIstoire Culturelle |
| Jury : | Président / Présidente : Cécile Vaissié |
| Examinateurs / Examinatrices : Philippe Buton, Sophie Cœuré, Jean Vigreux, François Audigier, Dominique Andolfatto | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Sophie Cœuré, Jean Vigreux |
Résumé
La Confédération générale du travail unitaire (CGTU) est née de la scission de la Confédération générale du travail (CGT) en 1922. Elle disparait en 1936 lorsque les deux centrales syndicales concurrentes se réunifient. Entre ces deux dates, la CGTU a connu plusieurs évolutions majeures. De 1922 à 1925, la vie de la centrale est marquée par des débats de tendances dans lesquelles s’affrontent des visions contradictoires du syndicalisme notamment en ce qui concerne l’adhésion à l’Internationale syndicale rouge (ISR) fondée à Moscou en 1921. L’alliance entre les militants communistes et le groupe La Vie ouvrière permet la construction d’une majorité réunie autour de l’adhésion à cette Internationale. L’entrée dans l’ISR modifie partiellement les modes de fonctionnement du syndicalisme. La centrale s’inscrit désormais dans les sphères concentriques du mouvement communiste international induisant une forme de subordination. L’élaboration d’une stratégie syndicale nouvelle redéfinit le champ d’action du syndicalisme et les modalités d’intervention dans les conflits sociaux. Entre 1926 et 1931, la centrale décline progressivement en raison des changements de lignes nés la bolchevisation puis de la stalinisation des structures du communisme international. Les militants syndicalistes délaissent l’action sociale au profit de l’engagement politique. Entre 1932 et 1936, l’ISR intervient pour que la CGTU définisse une nouvelle ligne et de nouvelles modalités d’action dont l’objectif est d’asseoir son influence sur le monde du travail avec pour principe une action syndicale conjuguée à l’intervention politique. Cette modification stratégique permet l’élaboration d’un nouveau modèle qui a durablement marqué le monde du travail : le communisme syndical dans lequel s’articule la volonté d’améliorer les conditions de vie des salariés et la construction d’une hypothétique république soviétique qui constitue l’un des principaux facteurs de l’implantation des communistes les sociétés ouvrières.