Thèse soutenue

Les menstrues ou le secret révélé : les discours sur la menstruation dans l’Occident médiéval à travers les « Secrets des femmes » (XIIe-XVe siècles)

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Nadia Pla-Massoudy
Direction : Franck Collard
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire et archéologies des mondes médiévaux
Date : Soutenance le 15/11/2025
Etablissement(s) : Paris 10
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Espaces, Temps, Cultures (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre d'Histoire Sociale et Culturelle de l'Occident (Nanterre) - Centre d’histoire des sociétés Médiévales et Modernes (Nanterre ; Saint-Denis)
Jury : Président / Présidente : Laurence Moulinier
Examinateurs / Examinatrices : Franck Collard, Laurence Moulinier, Béatrice Delaurenti, Karin Ueltschi-Courchinoux, Maaike Van Der Lugt, Didier Lett
Rapporteurs / Rapporteuses : Béatrice Delaurenti, Karin Ueltschi-Courchinoux
DOI : 10.70675/6f24feb0z6321z4fbcz91c7z755b06964064

Mots clés

FR  |  
EN

Mots clés contrôlés

Résumé

FR  |  
EN

Cette recherche s’appuie sur un genre littéraire qui fleurit dans l’Occident médiéval du XIIIe au XVe siècle : les « secrets des femmes ». Ces traités, dont les auteurs et les destinataires sont des hommes, présentent le fonctionnement du corps féminin et en particulier de la menstruation en se donnant l’apparence de textes de médecine ou de philosophie et en prétendant révéler des secrets à leurs lecteurs. En réalité, ils expriment des idées sur les menstrues, le sang menstruel et les femmes menstruées issues de croyances véhiculées depuis des siècles, qui se sont rejointes et cristallisées au milieu du XIIIe siècle. La femme menstruée y apparaît comme un être toxique, susceptible de transmettre des maladies, de troubler des miroirs, et d’empoisonner des enfants ou des adultes d’un simple regard.Ces assertions ont influencé jusqu’à aujourd’hui une vision fantaisiste du corps féminin, mais elles ne reflètent pas ce que pensaient tous les hommes et les femmes du Moyen Âge. Ma recherche consiste à expliquer comment elles se sont construites petit à petit. Pour cela, je remonte le fil de textes antérieurs, issus de la médecine, de la religion, ou de la philosophie naturelle, qui ont parfois été coupés de leurs contextes, mélangés, réinterprétés, pour aboutir à la vision des menstrues présente dans les traités de genre « secrets des femmes ».