Les Cartographes de l’Impensé : explorations, parcours, et récits de personnes témoignant d’expériences « paranormales », accueillies à l’espace d’écoute de l’Institut Métapsychique International
| Auteur / Autrice : | Geoffrey Spriet |
| Direction : | Nathalie Zajde |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Psychologie |
| Date : | Soutenance le 11/12/2025 |
| Etablissement(s) : | Paris 8 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Cognition, langage, interaction (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Cognitions humaine et artificielle (Saint-Denis) |
| Jury : | Président / Présidente : Antoine Bioy |
| Examinateurs / Examinatrices : Tobie Nathan, Patrick Mollaret, Thomas Rabeyron, Patrick Deshayes | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Nancy Midol, Anne-Marie Ergis | |
| DOI : | 10.70675/0f5c437fz1406z4033zb1fezc5758af10dd6 |
Résumé
Cette thèse de doctorat en psychologie a pour objet l’étude d’une population d'individus vivant ou ayant vécu des expériences qu’ils qualifient de « paranormales », reçus dans le cadre de l'Institut Métapsychique International (IMI), association de recherche sur les phénomènes paranormaux. Cette recherche-action se donne pour but d’édifier des propositions pour accueillir cette population au regard de ses demandes et de ses besoins. En attribuant de leur propre initiative le qualificatif de « paranormal » à leurs expériences, les sujets traduisent à la fois leur expertise, et le sentiment d’avoir eu affaire à une « réalité », aussi insaisissable soit-elle, dont ils cherchent à définir les contours, en opposition aux théories académiques, pour qui ces « réalités » n’existent pas. Ils s'engagent donc dans des démarches de recherche actives, où ils tentent de modéliser leurs expériences par la création d'un récit cohérent, qui vise à rendre compte de la « nature » de la réalité vécue. Pourtant, il n’existe pas de cadre de pensée accessible stable, sur lequel ils peuvent s’appuyer sans hésiter. Notre travail de recherche consiste à décrire le plus précisément possible, à l’aide de 32 cas cliniques, les manières d’élaborer des « cartographies » permettant de saisir des réalités à « ontologies variables » appréhendées au cours de leurs expériences, ainsi que les difficultés rencontrées pour y parvenir. Ces données sont tirées de témoignages recueillis dans le cadre d’entretiens non-directifs, en groupe ou individuellement. Les récits recueillis dévoilent des trajets d’évolution alternatifs à ceux qui leur seraient proposés ou imposés par les dispositifs académiques.